Marché frontalier de Garoua-Boulaï: le chantier accuse un grand retard

187% de consommation des délais. Réalisation physique et financière à moins de 40%. Louis-Paul Motaze demande à l’entrepreneur et au maître d’œuvre de tenir leurs engagements.

C’est un membre du gouvernement fort motivé qui se rend jeudi 23 février 2017 à Garoua-Boulaï (Lom-et-Djerem) sur le site de construction d’un marché frontalier avec la République centrafricaine. « Si notre pays ambitionne de devenir le grenier de l’Afrique centrale, il faut qu’il soit en mesure de permettre à son économie de vendre aux autres pays d’Afrique centrale un certain nombre de produits, notamment des produits agricoles et des produits de son élevage », souligne d’emblée Louis-Paul Motaze.
Mais sur le terrain, face à la presse c’est un « ministre de l’Economie, chargé des investissements publics, particulièrement mécontent de ce qu’il voit ». Alors qu’à terme, c’est-à-dire d’ici 2018, ce sont 17 bâtiments étendus sur plus de 1000 m2 qui devraient sortir de terre, on a à peine un seul édifice tôlé et deux autres en cours d’élévation. « Les délais ont été largement dépassés, nous sommes à 187% de consommation des délais quand la réalisation physique et financière ne dépasse même pas 40% », explique Charles Atangana, chef de mission du maître d’œuvre.
Sur le champ, Louis-Paul Motazé donne des instructions fermes: «A l’heure actuelle,  où un certain nombre de mesures sont prises, nous attendons que les orientations qui ont été données soient suivies d’effets ». C’est un projet extrêmement important dont le coût va chercher dans les 866 millions de F. Plus de 100 millions de F ont déjà été consommés sur les 277 millions de F de la première phase.   
 

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