Brexit: les négociations vont commencer

Neuf mois après le vote du Royaume-Uni pour la sortie de l’Union européenne, les deux parties s’apprêtent à démarrer les pourparlers dès la fin de ce mois de mars

Les Britanniques ont dans leur grande majorité choisi de quitter l’Union européenne (Brexit) le 23 juin 2016. 52% des électeurs interrogés lors du référendum organisé à cet effet ont voté « oui » pour la sortie de cette zone regroupant 28 Etats européens. L’euphorie et l’étonnement qui ont suivi ce choix se sont estompés depuis lors. Maintenant, les regards sont rivés sur les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE). Elles démarrent d’ici la fin de ce mois de mars.
En déplacement en Suède à la mi-février, David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit a déclaré : « Les 9 et 10 mars ne sont pas des dates que je reconnais pour ce qui est de notre calendrier. Ce que nous avons dit, c'est que cela se ferait d'ici la fin mars, à un moment dans le courant du mois de mars ». Répondant ainsi à des journalistes qui souhaitaient savoir si la date de la tenue du Conseil européen serait celle de la notification du Royaume-Uni. « J'ai confiance dans le fait que nous le ferons avant notre calendrier mais pas nécessairement avant celui que vous avez évoqué », a ajouté David Davis, selon un article publié sur le site du journal Europe 1.
A la date choisie, le gouvernement britannique invoquera alors l’article 50 du Traité de Lisbonne qui déclenchera le début des discussions. En clair, il s’agira pour les deux parties, de définir les termes de la séparation. La Première ministre britannique, Theresa May, qui conduira les négociations pour le compte du Royaume-Uni a reçu le 8 février dernier l’autorisation des députés pour déclencher la procédure prévue pour durer deux ans. En clair, il s’agira durant les pourparlers, de définir les termes de la séparation. Sur le mode opératoire, il est stipulé dans l’article 50 du Traité de Lisbonne, « […]  l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union ».
Dans son discours du 17 janvier dernier, la Première ministre britannique a déclaré à propos du Brexit : « Nous proposons un nouvel accord de libre-échange avec l’UE et excluons catégoriquement d’appartenir au marché unique européen ». Ajoutant aussi qu’ « une absence d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord pour la Grande Bretagne ». Suite à cela, le président du Conseil européen, Donald Tusk a confié que l’UE à 27 est unie et prête à négocier dès que l’article 50 du Traité de Lisbonne aura été déclenché.  
D’après une étude de la Banque mondiale, le Royaume-Uni représente 6% des exportations de l’Afrique subsaharienne. En 2015, la Grande-Bretagne pesait pour 2,4% dans les exportations du Cameroun, se classant ainsi au 10e rang de ses principaux clients. Le sort des accords commerciaux sera certainement très suivi lors de ces négociations.
 

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