Gestion des deniers publics : de la discipline !

Tradition respectée. Comme c’est le cas depuis bientôt 20 ans, le chef de l’Etat a mis les mauvais gestionnaires en garde. Dans un contexte de tensions de trésorerie le président Paul Biya a appelé les gestionnaires de la fortune publique à se ressaisir. Comme à chacun de ses messages à la Nation, le premier Camerounais a mis en garde les adeptes des jongleries avec les deniers publics. Tous les Camerounais ont suivi religieusement l’homme du 6 novembre 1982 à la faveur de son message de fin d’année. L’homme qui incarne la rigueur et la moralisation des comportements. Le leader qui, tout au long de son bail au Palais de l’Unité, appelle de tous ses vœux la République exemplaire. En politique averti, le chef de l’Etat n’a pas versé dans une énumération ennuyeuse. En des mots à peine voilés, il réitère que la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics est un impératif. C’est-a-dire qu’elle s’impose aujourd’hui plus qu’hier, pour que les finances publiques respirent. Elle s’impose pour que le ministre des Finances ne soit pas noyé par des sollicitations diverses que le Trésor public trouve du mal à honorer. Elle s’impose pour éviter enfin que des particuliers ne prennent des rondeurs au détriment des caisses de l’Etat. Ce qu’il faut comprendre, et le chef de l’Etat a été clair, c’est que désormais face à la rareté de l’argent, ceux qui vont confondre les deniers publics avec leurs fonds personnels, auront à leurs trousses, la rigueur de la loi. Paul Biya annonce donc qu’en cette année 2024, la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics va connaître une intensification notable. Le gouvernement est contraint de passer par cette option coercitive pour la préservation des ressources publiques. Pour donner plus d’opportunités aux populations et non à quelques privilégiés.
Ces dernières années, les rapports des services spécialisés de l’Etat (Conac, Anif, Consupe, Chambre des comptes, sans oublier les inspections générales de différentes administrations), mettent en évidence de nombreuses insuffisances dans la gestion des ressources publiques. Des enveloppes budgétaires allouées à diverses administrations par le budget de l’Etat, défendu devant le Parlement, ne bénéficient pas toujours à tous les Camerounais. Les subventions diverses allouées à certaines entreprises et organismes publics ne sont toujours pas bien utilisées. La conséquence de cette indiscipline est affichée au tableau des nombreuses et interminables dénonciations auprès des autorités compétentes. Cette situation, préjudiciable au développement du pays, est appelée à connaître un terme.
Dans cette veine, le président de la République n’a de cesse de mettre ses collaborateurs en garde depuis des décennies contre la mauvaise ges...

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