« Les ravisseurs ont porté un coup à l’économie locale »

Francis Eboa, auteur de « L’Adamaoua dans l’étau des ravisseurs » paru aux éditions Dinimber & Larimber.

L'ouvrage « L'Adamaoua dans l'étau des ravisseurs », que vous venez de commettre apporte quoi de nouveau sur le phénomène de prise d’otages dans la région de l’Adamaoua ?
L’ouvrage est allé à la genèse de ce phénomène. Nous traitons de l’émergence d’une nouvelle forme de grand banditisme dans la région de l’Adamaoua en ce qui concerne les prises d’otages avec demande de rançons. Nous avons creusé pour mettre à la disposition du public, les causes et autres éléments catalyseurs avec le rôle des crises frontalières. Nous retraçons un peu le profil des bourreaux et leurs modes opératoires. Nous avons donné la parole à trois ex-otages qui relatent leurs péripéties à partir de leur enlèvement jusqu’à leur libération. Nous avons démontré combien l’État face à ses responsabilités régaliennes dans la lutte contre le grand banditisme a mis en place des unités spécialisées dès l’apparition des premiers signaux. Nous parlons aussi des rôles joués par les forces supplétives, le concours de la défense civile avec l’apport des comités de vigilance. Vous avez également le travail abattu par les forces de défense et de sécurité notamment le Bataillon d’intervention rapide (BIR), la Base aérienne 302, la Brigade d’infanterie motorisée (BRIM), ainsi que de la gendarmerie. 

De 2015 à 2018 des ravisseurs ont pillé des familles d’éleveurs, faites-vous observer. Quid des conséquences ?
De nombreuses familles ont perdu les leurs dans cette histoire et ce, de tous les côtés car, même les forces de défense ont perdu quelques éléments lors des échanges de coups de feu avec les ravisseurs. Outre ces pertes en vies humaines, le phénomène des prises d’otages dans la région de l’Adamaoua a fait d’énormes dégâts économiques. C’est plus de deux milliards de F de rançons payées en espèces. Ceci sans tenir compte du bétail volé par-ci par-là. Donc vu sous un angle, cela peut paraître comme une fatalité. Mais sous un autre angle, on peut dire non, car grâce à la conjugaison des...

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