Spectacle : Yaoundé en haute fréquence

Un concert d’opéra a été organisé samedi dernier au Musée national.

 

Pas de costumes, ni de décor. Juste l’instrumental. Le baryton camerounais Vladimir Bidzanga fixe le public puis, entonne l’« Agnus dei » de Georges Bizet. Modulations à haute fréquence. Il est 19h45 ce 15 juin à Yaoundé. Tout ouïe, le corps diplomatique, les responsables du ministère des Arts et de la Culture et autres mélomanes se laissent emporter. A la croisée du soprano et du contreténor, le Martiniquais Fabrice Di Falco lance « Ave Maria » de Schubert. Accompagné du pianiste Edward Lidall et du contrebassiste Julien Leleu, le contreténor français salue la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ. Salve d’applaudissements au Musée national, haut-lieu de la conservation de la mémoire collective, transformé en opéra.
Vladimir Bidzanga et Fabrice Di Falco remontent sur scène. Les deux tessitures vocales s’unissent sur « Sound the Trumpet » d’Henry Purcell. En sol mineur et majeur, le « Farinelli créole » et le fondateur de l’Académie Sainte-Cécile de Yaoundé ramènent le public dans seconde moitié du XVIIe siècle. Parfait Ekani, à son tour, navigue entre l’opéra baroque et l’opéra contemporain. Le contreténor revêtu d’Obom reprend « Voi che sapete » de Mozart avec des onomatopées, des cris et des youyous à la camerounaise. Retour aux sources avec le contreténor Fabrice Di Falco. L’officier de l’ordre national du Mérite français fait vivre au public toute la grande époque baroque avec du Haendel, du Vivaldi, du Pergolèse. Le temps d’une gorgée d’eau, le sopraniste sifflote en incarnant le chérubin dans « Les noces de Figaro », avant de surfer sur des airs de Rinaldo, Jules César et Xerxès. Le pu...

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