Recyclage: la seconde vie des ordinateurs

 L’ambassadeur de France, Gilles Thibault a visité hier le Centre de recyclage de Solidarité technologique dont l’activité principale est de redonner vie aux appareils usés.

L’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a effectué hier une visite au Centre de recyclage de l’association Solidarité technologique, au quartier Awae, à Yaoundé. Le diplomate est venu s’enquérir du mode de fonctionnement de cette association française. Et parmi les activités qui s’y déroulent, il y a en premier lieu, la formation de jeunes défavorisés aux métiers de l’informatique, puis le recyclage de matériels informatiques. S’agissant de la formation, une trentaine de jeunes hommes et femmes suivent des cours en bureautique et en maintenance informatique. Les deux formations sont subventionnées, d’où leurs coûts réduits à 50.000 F pour une durée d’un an dont 10 mois consacrés à la théorie et deux mois à la pratique en entreprise.
La revalorisation et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) en Afrique est la deuxième activité effectuée dans ledit Centre. Dans un grand bâtiment à deux niveaux sont entassés de milliers d’appareils informatiques usés. Notamment des ordinateurs, des imprimantes, des vidéoprojecteurs, descopieurs, des scanners, des lecteurs, des appareils électroménagers. Ces équipements provenant des entreprises, des établissements scolaires, des organisations internationales et bien d’autres administrations subissent un traitement particulier. Ils sont dans un premier temps réceptionnés, triés et pesés. Ils sont ensuite inventoriés pièce par pièce « afin de maximiser la revalorisation », explique Boris De Fouteneau, représentant-résident de l’association. Certaines pièces jugées irrécupérables sont broyées et séparées en fines matières. « Certaines  vont servir à la reconstitution de ces mêmes appareils qui à la fin du processus seront revendus en seconde main », indique-t-il. D’autres matières issues du broyage notamment l’or, le fer seront proposées aux plasturgistes et métallurgistes. Les quantités d’équipements récupérées sont passées de 8 tonnes en 2013 à 46 tonnes en 2016. Pour Gilles Thibault, il est question de montrer les bonnes pratiques sur l’environnement.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category