Lions indomptables: lumière sur la crise de Bruxelles ce jour

Après le comité d’urgence de la Fecafoot hier, une réunion se tiendra  ce mardi autour du Minsep et avec le sélectionneur. D’importantes décisions attendues.

«Bruxelles Gate »… Le nom est tout trouvé pour parler de ces désagréments subis par la sélection nationale de football lors de son séjour en Belgique, terre du sélectionneur national, Hugo Broos. Les Lions indomptables y ont séjourné pour des rencontres amicales lors de la dernière période Fifa. Le match perdu le 28 mars dernier contre la Guinée  (2-1) et les événements qui ont précédé cette rencontre ont fait sortir le sélectionneur belge de sa « réserve ». Ce jour-là, Hugo Broos faisait une sortie « révoltante ». « Ce midi (mardi 28 mars 2017, ndlr,) quand on a voulu prendre le déjeuner, le personnel de l’hôtel a refusé parce que la facture de notre séjour n’était pas payée par nos dirigeants. Donc, on n’a pas mangé ce midi.  J’ai bossé pendant un an, et quand je fais le bilan de ce que nous avons fait, je pense qu’on a su renverser la situation comparativement à ce que nous avons trouvé… Maintenant, je dois dire que je me pose des questions », s’était indigné Hugo Broos. L’entraîneur des Lions a dénoncé  l’inconfort de son groupe lors des déplacements notamment celui de mars 2016 pour l’Afrique du Sud. Il a évoqué le cas des primes impayées de certains de ses joueurs, attiré l’attention sur le non remboursement de certaines factures réglées par des membres de son staff. Et la goutte d’eau, selon lui, qui a fait déborder le vase, c’est la « fermeture » des portes du restaurant de l’hôtel aux champions d’Afrique 2017 à Bruxelles.
A la Fecafoot hier, le comité d’urgence, élargi aux membres du Comité exécutif s’est réuni. Il fallait s’accorder, avoir le même niveau d’information mais davantage préparer la réunion prévue ce mardi 4 avril au ministère des Sports et de l’Education physique. Le Minsep, Bidoung Mkpatt, présidera une réunion ce jour présence d’Hugo Broos et des personnalités de l’équipée de Bruxelles notamment. Au sortir de ce conclave, l’on annonce des décisions « fortes ». A la Fecafoot, une enquête a été ouverte  le 29 mars dernier d’après le département de la communication.  Face à la presse, l’un des vice-présidents de l’association, Alioum Aladji, a  souligné que « Monsieur Broos est un homme réservé. Mais il a soulevé trois ou quatre problèmes qui datent. Cela est dû à certains problèmes dans la chaîne. Si les problèmes qu’il a soulevés sont les raisons de sa colère, on peut promettre non seulement à lui et à tous les Camerounais que la fédération prendra toutes ses responsabilités pour qu’ils ne se reproduisent plus. Nous ne tenons pas à nous séparer de Hugo Broos ». La réunion de Yaoundé ce jour est donc déterminante dans le traitement des joueurs des sélections nationales qui ont décroché le cinquième titre de champion d’Afrique des Lions le 5 février dernier.
 

André Nguidjol Nlend: « Tout cela est regrettable »

Coordonnateur des sélections nationales.

Que s’est-il réellement passé à Bruxelles le 28 mars dernier ?

Tout a été prévu pour prendre en charge les joueurs, tant au niveau des billets d’avion que pour l’hébergement, la restauration et d’autres soins. Le problème survient au moment où un malentendu naît entre les responsables de l’hôtel et nous. Toute la logistique en matière d’hébergement et de restauration avait été  payée. Il ne restait que les frais relatifs à la location  des salles de massage, de stockage, des infrastructures sportives. Après le paiement de la totalité des frais d’hébergement et de restauration par la Fecafoot, des responsables ont commencé à réclamer que l’on paie hic et nunc le reliquat. Nous leur avons demandé d’attendre que nous allions vers la perception de l’ambassade qui devait nous donner cet argent. Puisque ces frais sont issus de la subvention de l’Etat à la coordination. Ils souhaitaient que les frais soient payés avant midi, sinon nous allions avoir une taxe de 250 euros de l’heure. Nous étions surpris par cette manière de faire d’autant que nous avions deux nuitées à l’hôtel. Ils avaient commencé à mettre la pression le 26 mars pourtant ce jour-là, tout était fermé à l’ambassade. Nous leur avons demandé d’attendre lundi le 27 mars. Malheureusement, l’agent comptable ne l’a récupéré que le mardi 28 pratiquement à midi. Avant cela, le percepteur a rassuré les responsables de l’hôtel que le solde serait réglé. C’est le médecin qui m’a appelé pour me dire qu’ils empêchent les joueurs de manger. Nous avions déjà payé les frais relatifs au séjour de l’équipe. Nous n’avons rien compris à leur attitude celle de dire aux joueurs de se lever et ne pas manger. Mais les joueurs ont mangé avec un retard puisqu’au lieu de le faire à 12h30, ils l’ont fait à 13h30.

Peut-on avoir des précisions sur les montants querellés ?

Nous devrions payer dans l’ordre de 39 000 euros (environ 26 millions F). Nous leur avons versé 38750 euros (plus de 25 millions de F). Ce qu’ils réclamaient ce sont les frais de location de salles de stockage, massage, conférence. Tout cela s’élevait à un peu plus de 5500 euros (Plus de 3,6 millions F). Or, ils nous ont fait payer des frais supplémentaires parce qu’ils ont considéré que trois personnes faisaient partie de la délégation or, ces personnes n’étaient pas à Bruxelles. En plus, ils n’ont pas pris en compte le départ de deux joueurs avant ce match-là, au moment de livrer la facture. Nous ne comprenons pas les raisons pour lesquelles tout cela a été fait. On a voulu salir notre pays pour des broutilles.

Quid du billet d’avion du joueur Ambroise Oyongo Bitolo ?

Quand un de nos joueurs, l’un des anciens de l’heure se comporte de cette manière-là, je ne comprends pas. Il a eu le billet en aller et retour en business class. Tout cela est regrettable. Son billet d’avion lui a été envoyé normalement avec des indications qu’il a communiquées au Team Manager puisque moi je ne traite pas de ces problèmes avec eux. Il sortait de New York où il a joué. Il a demandé qu’on lui envoie un billet à partir de New York avec un retour sur Montréal où il réside. Tout cela a été fait par rapport aux normes réglementaires.  C’était un billet en business class. Nous envoyons d’abord le billet au club qui doit le recevoir en aller et retour selon les départs et retours réglementaires. Le joueur peut payer son billet à la place de la fédération et se fait restituer son argent. Le billet a été envoyé mais un jour avant le départ, monsieur Oyongo a demandé qu’on lui change de réservation or, il n’y avait pas de vol.

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