Depression: Disturbing,Phenomenon!

Changing life style, the struggle for survival and other societal ills account for the high prevalence rate of depression

 

Before now, it was uncommon to talk about depression as a public health problem in the society. But, today statistics from the World Health Organisation (WHO) reveal that depression has become so much prevalent especially with the younger people. The increased suicide and attempted suicide rate in the society today attest to this. The question many people are asking is what is it about the society that has changed so much?
Nowadays, it is common to hear many people say “I feel like I am a waste of life. I do not have any vested interest in myself or purpose for living”.  Such hopeless feelings have led to depression leading to mental disorder. Many people say the worrying economic situation of most countries, with the struggle for survival is a cause for depression. In the past, living meant working and working gave a drive and a purpose to life. But today, working does not determine success in life as many people are not sure of a monthly salary after a full month of work. Nowadays, so many things are no longer certain. Before now, many people knew after a formal education, they were sure of a good job which could permit them raise a family and live the kind of life they had desired for themselves. But the reverse is true today. The situation is even more frustrating as some parents lament how they borrowed huge sums of money to sponsor their children to professional schools. Most of whom have graduated and cannot easily find a job. The bleak nature of the future and lack of purpose in life has caused many people to be depressed.
A lot of people are talking about the pressure to ‘keep up’ in a world which increasingly encourages materialism coupled with unrealistic expectations. Today’s society makes people miserable because there’s “pressure to have the perfect skinny body and a fat bank account.”
Many say social media and the internet is responsible for the increase in depression. It is said that social media presents skewed, exaggerated picture of people’s lives, materialistic messages which can make users feel inadequate about their own normal lives leading to depression. Through technologies, people have become more impersonal, and less friendly. It is as though the value of human life has decreased and those who are not in the chain get the sense that there are just another forgotten cog in the machine.
What people eat cannot be left out, as mass consumption of processed nutritionally defunct foods is fuelling depression. Less physical activities and emotional problems have made the cases of depression skyrocketing in the society. With little or no exposure to psychiatrists   many people in depressive mood have ended up being seen in streets as mentally deranged individuals.
 

 

Dr Laure Mengueme Meliena: « Arrêtons de juger les gens et mettons-nous à leur écoute »

Psychiatre, hôpital Jamot, Yaoundé

Dr, c’est quoi une dépression et quelle est la situation de cette pathologie au Cameroun ?


La dépression, en fait, est une maladie mentale, vous avez un individu triste, qui culpabilise, fait preuve d’inhibition psychomotrice, un individu au ralenti dans sa façon de parler, de se mouvoir. On peut aussi avoir des troubles psychosomatiques comme des insomnies, des céphalées et surtout des douleurs. Dans notre contexte, la manifestation la plus rencontrée affecte les nerfs. Le malade vient vous dire ça tire là derrière. Autre cas de figure dans notre contexte, des douleurs pelviennes, abdominales, lombaires ou le patient a un bilan de santé normal mais continue de souffrir et qu’on a tôt fait d’associer à la sorcellerie, alors que ce n’est que l’expression d’un mal être, d’une souffrance. Et malheureusement, beaucoup de médecins ne sont pas sensibilisés à cette problématique.


Quels sont les mécanismes de prise en charge actuels?


Actuellement, quand un individu arrive, il faut mettre l’accent sur l’écoute, et c’est le conseil que nous donnons aux populations pour nous aider les uns les autres, parce que ce n’est pas toujours évident de se rendre dans un service de prise en charge mentale. Que les uns et les autres sachent qu’il est possible à tous les niveaux de commencer à désamorcer le processus. On se rend généralement compte que l’écoute est la chose la plus difficile quand on a des problèmes. La famille qui était le milieu par excellence de sécurité est l’un des plus stressants actuellement. Résultat, les gens ne se confient pas et comme cette douleur ne s’exprime pas, c’est le corps qui prend le relais. Après l’écoute, il y a le médicament.


Est-ce qu’on prévenir cette pathologie et quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui y sont confrontés?


Je pense qu’on peut la prévenir déjà en verbalisant quand on a un problème et sensibiliser la population à l’écoute. Aujourd’hui, on passe le temps à juger les gens. Quand quelqu’un vient parler de ses problèmes on ne l’écoute pas. Apprenons à fermer nos bouches et à nous mettre à la disposition de l’autre. Il faut également qu’on remette l’amour au centre de nos vies, aimer les individus, penser à l’autre, aimer ce que l’on fait. Tant qu’on est dans la dynamique du vivre et d’être seul, profiter de l’autre, ça n’ira pas. L’Homme est un être social. L’amour est un sentiment bénéfique et tant qu’on le met en berne ça ira mal. Il faut apprendre aussi à relativiser, parce que dans notre société tant qu’il y a des choses positives qui vous arrivent c’est bien, mais dès que survient un échec, on cherche des explications irrationnelles. La vie est aussi faîte de hauts et bas et il faut accepter cette réalité.

 

 

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