Question foncière au Cameroun: Une gouvernance à améliorer

Une association spécialisée a annoncé un colloque visant la recherche de solutions dans le domaine, lors d’un point de presse vendredi à Douala.

L’Association foncière du Cameroun (Asfocam) a donné un point de presse le 23 janvier dernier à Douala pour annoncer officiellement le deuxième colloque national sur le foncier, après une première édition en 2024 à Kribi. Prévu du 22 au 24 avril 2026 dans la cité économique camerounaise, ce deuxième colloque se veut un laboratoire d’idées pour désamorcer les tensions liées à la terre. Placée sous le haut parrainage du ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), cette rencontre portera sur le thème « Légitimité, compétence et pouvoir : le trio explosif de la gouvernance foncière ». Pour Etienne Gabriel Ngoa, promoteur et président national de l’Asfocam, le constat est sans appel : le foncier, qui devrait rimer avec prospérité, est devenu synonyme de spoliations, d’évictions musclées et de contestations administratives, particulièrement à Douala. L’objectif de ce colloque est d’éclairer les dynamiques de pouvoir pour promouvoir une gouvernance plus équilibrée et apaisée. Il s'agit d'analyser les fondements de la légitimité des acteurs, d’examiner les compétences des institutions et de proposer des pistes concrètes pour la sécurité juridique et la paix sociale. L'événement vise également à interroger les systèmes, les pratiques et les normes actuels dans un contexte de fortes tensions et de pressions urbaines, notamment à Douala. Les travaux s’articuleront autour de trois axes thématiques majeurs : autorité et articulation institutionnelle pour une réflexion sur la coexistence parfois conflictuelle entre le juge administratif et l’autorité administrative ; acteurs privés et régulation avec une analyse critique du rôle des propriétaires terriens et l’émergence des « financiers » da...

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