Gaz domestique à Maroua: La demande explose

Du fait qu’une grande partie est captée par les exploitations agricoles les ménages sont contraints de payer le prix fort.

Il est 7h30 au-lieu-dit Domayo à Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord. Un camion chargé de bouteilles de gaz de 12,5 kg est stationné. À peine le moteur coupé, une petite foule se forme. Des jeunes gens déchargent le contenu. Tout autour de l’engin, on compte une dizaine de clients prêts à acheter. Pendant que certains clients cherchent à prendre une seule bouteille, d’autres venus avec des camionnettes pour les uns et des engins à deux roues pour les autres, en veulent plus. C’est le cas de Saliou qui veut acheter 12 bouteilles. « Je suis propriétaire d’un jardin de potagers. Pour arroser les plantes, j’ai besoin de plusieurs bouteilles de gaz pour faire tourner la motopompe. C’est plus économique d’utiliser le gaz domestique plutôt que l’essence qui coûte plus cher et ne dure pas assez. Par exemple en utilisant une bouteille que nous achetons à 7000 F, je peux arroser deux hectares, ce qui n’est pas le cas avec 12,5 litres d’essence. En cette période agricole, le gaz est très prisé », a-t-il expliqué. La conséquence directe et immédiate de cette situation est la rareté de gaz dans la ville de Maroua et les villages environnants. Certains commerçants en profitent pour augmenter les prix. Ce qui fait qu’une bouteille de 12,5 kg normalement vendue à 6500 F se vend entre 9000 F et 10000 F, voire plus. Les autorités commerciales s’en défendent toutefois, « Il s’agit d’écueils isolés. En période de déséquilibre entre l’offre et la demande, certains opportunistes tentent de s’infiltrer dans le circuit de distribution », tranche Hubert Labi Narma, chef de la brigade régionale des contrôles et de la répression des fraudes à la délégation régionale du Commerce de l’Extrême-Nord. Pour contrer ces pratiques, ses équipes multiplient les descentes sur le terrain. « Nous assurons un suivi permanent, du centre d’emplissage jusqu’aux points de vente, au moins quatre fois par jour. Nous surveillons même les réseaux sociaux pour traquer les ventes en ligne. Aucun répit n’est laissé aux spéculateurs », indique M. Narma. L&rs...

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