Spectacle: Ekoe-Mezick dépoussière des standards

Le quartet a revisité quelques classiques de la musique camerounaise lundi dernier au Centre culturel Ubuntu à Yaoundé.

Une soirée jazz sympa en début de semaine au Centre culturel Ubuntu à Yaoundé. Au programme, le quartet Ekoe-Mezick sur la scène. Germain Essomba, guitariste et leader du groupe, accompagné de Michel Eloumou à la guitare basse, Joseph Tsanga Ebode au piano et Fridolin Benjamin Adong, a concocté une playlist soft et instrumentale pour entretenir la convivialité dans le public. Au lendemain de la célébration de la fête de Pâques, EkoaMezick débute par une reprise de « Zamba wama » du duo John Duchant-Lady Ponce. Puis est venu le temps des réinterprétations originales. À commencer par « Soir au village » de Manu Dibango. La différence avec la version originelle de 1974 réside dans le rythme choisi : une version bikutsi, voire forestière, sortie tout droit des profondeurs du massif forestier du bassin du Congo. Une démarche de brassage perçue dans « Ma ban ze » d’Anne-Marie Nzie, repris dans un habillage de mangambeu. Avant d’être accompagné par le reste du band, Germain Essomba s’est offert un solo de guitare acoustique sur « Elimba dikalo » d’Eboa Lotin. Une façon pour ce dernier de rendre hommage à un grand ambassadeur de la culture camerounaise à l’extérieur. « C’est une figure emblématique qui a marqué l'histoire du Cameroun et qui est vraiment connue en RDC où j'ai séjourné pendant plus de deux ans », souligne Germain Essomba. À en juger par les encouragements du public et les pas esquissés sur la scène, la soirée s’est achevée sur une note positive sur « Okon makon» d’Ange Ebogo Emerent. Une fin de spectacle et les moments de communion qui s’en sont suivis en conformité avec l’esprit de partage voulu par le quatuor de musiciens. « Ça fait plaisir de jouer devant un public intimiste. Déj&agr...

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