Pêche illicite: L’autre front

A Kribi, les équipes du BIR se jettent à la mer à la moindre alerte pour interpeller les contrevenants. Mode opératoire qui a contribué à dissuader de nombreux récalcitrants.

22h30. Alors que la nuit a recouvert la cité balnéaire de Kribi de son manteau noir ce mercredi 29 avril 2026, des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) survolent les vagues en pleine mer dans deux petites embarcations. Elles sont appelées Defenders. Quatre places assises. Les autres passagers se trouvent hors de la cabine. Des pécheurs ont été repérés en zone interdite et ils y vont pour siffler la fin de la récréation. L’équipe, une dizaine d’hommes, aux allures d’athlètes de haut niveau cagoulés roulent à tombeau ouvert. Pour le non habitué c’est un calvaire. Les 13 kilomètres séparant la cote de la cible paraissent alors comme une éternité. Malgré le gilet bien ajusté et les éléments du BIR armés jusqu’aux dents postés à l’avant comme à l’arrière de l’embarcation, la peur de finir dans l’eau est bien présente. Elle monte encore plus lorsqu’on jette un regard à l’extérieur. La mer, imperturbable et effrayante à cette heure de la nuit s’étale à perte de vue. A certains moments les vagues commandent le Defender. L’incline. Le relève. Heureusement sans le reverser. Le conducteur, le nommé Afane, 26 ans, à la maîtrise de la situation. Au bout d’une heure environ en mer, une pirogue à moteur est aperçue. Trois pécheurs sont à bord, petites torches accrochées au front. Une grosse glacière les sépare. Sûrement pour les fruits de la pêche. Les deux embarcations du BIR entourent la pirogue. Difficile alors de s’échapper. Ordre est donné de couper le moteur. Main sur la tête, deux des pêcheurs regagnent l’embarcation du BIR. Le troisième pêcheur est sommé de redémarrer le moteur. Il est escorté jusqu’à la base du BIR au quartier administratif de la cité balnéaire. L’arrivée de ...

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