Coopération Cameroun-Union européenne: Des ambassadeurs sur le terrain

Pendant cinq jours, six chefs de mission diplomatique ont parcouru l’Extrême-Nord et le Nord pour toucher du doigt les réalisations.

La scène avait quelque chose d’inhabituel le lundi 11 mai 2026 à Maroua. Six ambassadeurs européens réunis autour du gouverneur Midjiyawa Bakari, avant de prendre la route des projets, des quartiers, des camps de réfugiés et des universités. Une présence diplomatique massive qui traduit l’intérêt accordé aux régions du Nord et de l'Extrême-Nord camerounais. Conduite par Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur, chef de Délégation de l’Union européenne au Cameroun, la délégation comprenait les ambassadeurs d’Allemagne, de Belgique, d’Espagne, de France et d’Italie. Durant cinq jours, ils ont sillonné Maroua, Mora, Minawao et Garoua pour rencontrer autorités administratives, chefs traditionnels, étudiants, entrepreneurs, réfugiés et acteurs de la société civile. « Nous sommes venus sur le terrain, au contact des populations, voir concrètement les projets financés ici », explique Alain Leroy, ambassadeur de Belgique, au sortir de l’audience avec le gouverneur de l’Extrême-Nord. Face à la chaleur suffocante et aux défis sécuritaires persistants, le diplomate évoque surtout une région confrontée à « des défis climatiques, économiques et humanitaires majeurs ». Dans les rues poussiéreuses des localités du département du Mayo- Sava, la délégation découvre les travaux HIMO du programme RESILAC 2. Des jeunes y aménagent des pistes agricoles contre rémunération. Jean-Marc Châtaigner raconte avoir été marqué par la parole d’un jeune ouvrier, « je mets de côté 1250 francs CFA pour préparer mon propre projet. » Une phrase simple devenue symbole d’espoir dans une région éprouvée par Boko Haram et le chômage. À Minawao, la Team Europe change encore de décor. Ici, des réfugiées nigérianes gèrent un restaurant communautaire pendant que d’autres développent couture, pisciculture ou agriculture. Les diplomates veulent montrer que l’aide humanitaire peut aussi conduire à l’autonomie économique. À Maroua, la coopération prend le visage des infrastructures urbaines. La salle polyvalente de 1000 places, financée par l’Agence française de Développement, impressionne Sylvain Riquier...

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