Blaise Etoa, président du Groupement des Acteurs des industries culturelles et créatives du Cameroun (ACTICCC).
Quel est le prétexte de cette série d’hommages à Koyo Kouoh ? Koyo Kouoh avait avec le Cameroun, qu'elle avait quitté à l'âge de 12 ans, un rapport intimiste qui fait que, même travaillant à distance et reconnue sur les scènes culturelles les plus grandes à travers le monde, elle ait toujours cet attachement à son pays d'origine. Malgré son décès il y a un an, les organisateurs de la Biennale de Venise la gardent comme commissaire de cette 61e édition commencée le 9 mai dernier. Les acteurs culturels camerounais se devaient de répondre à cet appel du monde. Raison pour laquelle nous nous sommes mobilisés, de manière bénévole, autour de ce projet d'hommage à Koyo Kouoh. C'est la première fois que ça va se faire au Cameroun. Nous voulons que cela permette aussi que Manu Dibango, Francis Bebey, Ange Ebogo Émérent et tous les autres puissent avoir la considération du pays. Il est important de rendre hommage à ces enfants du pays qui ont porté son image à l'intérieur du Cameroun pour lui donner cette consolidation interne dont nous avons besoin à l’heure où on parle de dialogue intercommunautaire. Ils ont aussi contribué à notre image internationale, parce qu'ils et elles ont été des icônes et à chaque fois, c'est le Cameroun qu'ils et elles ont amené partout où ils ont été. Quel est l’importance pour l’ACTICCC de s’investir dans un évènement comme celui-ci ? Nous sommes l'interprofession des acteurs culturels, nous rassemblons l'ensemble des énergies qui y travaillent, nous devons être capables de réaliser des projets qui soient des projets modèles. Là, par exemple, nous avons identifié la question de la consécration, vivants ou morts, des créate...
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