Fautes médicales: Comment limiter les dégâts

Les récentes décisions rendues par l’Ordre national des médecins du Cameroun ont jeté la lumière sur un problème qui préoccupe les patients et le corps médical.

Lors du premier trimestre de l’année en cours, deux décès tragiques dans des formations hospitalières ont défrayé la chronique. Deux disparitions regrettables de deux femmes habitées, quelques heures avant le voyage dans le monde invisible, par l’ardent désir de donner la vie. Il y a d’abord eu en février ce cas de mortalité maternelle par césarienne du Dr Mbengono Barbara Nancy Hilary, médecin de 33 ans, au Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé. Si l’enfant a pu voir le jour, la mère, elle, a perdu la vie. Rapidement, les conditions de sa prise en charge et du respect du protocole des soins sont clairement mises en cause. Le mois d’après, Stéphanie Ashley Siewe, élève de 19 ans en classe de Première, passe de vie à trépas après avoir donné naissance à un nouveau- né à la clinique des Anges à Nkolbong-Douala. Sur les réseaux sociaux, la famille dénonce la maltraitance (coups de poing et gifles) et la négligence à la suite de saignements abondants après l’accouchement. Le 16 mai dernier, la chambre de discipline de l’Ordre national des médecins du Cameroun a rendu son verdict. Dans le premier cas, sept praticiens ont été déclarés coupables de faits de négligence professionnelle grave, de défaut de supervision, de manquement aux obligations de sécurité des soins, de fautes organisationnelles, de manquements aux protocoles, d’erreurs techniques opératoires, d’application insuffisante de certains protocoles de sécurité, etc. Des qualifications assorties de suspensions d’activités de six mois à un an. Dans le second cas, trois personnes ont été déclarées coupables de complicité d’exercice illégal de la médecine, de manquements graves à l’éthique médicale et de négligence avec, à la clé, des suspensions de trois à cinq mois. Une enquête est même annoncée dans le cadre du dossier de la clinique du Jourdain à Yaoundé. Celle-ci est consécutive aux interrogations sur les circonstances du récent décès d’un journaliste après sa prise en charge dans cette formation sanitaire. Ces sanctions constituent pour certains une sorte de catharsis face aux difficu...

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