Tolérance zéro !

Décidément les temps changent. Elle est bien loin l’époque où l’on pouvait confier sa progéniture à n’importe qui. Même dans une gare routière ou un coin de rue, le temps d’une pause pressante. C’est que des loups ravisseurs sont de sortie parmi nous. Ils rôdent aux alentours des écoles, dans les quartiers, les marchés, les lieux de culte et les rues, prêts à happer tout enfant naïf laissé sans surveillance. Au-dessus de tout soupçon, certains sont même installés au coeur des familles et opèrent en sous-marin. La multiplication des faits divers rapportant dans les colonnes des journaux d’horribles abus commis sur la petiteenfance, âmes innocentes, appelle une riposte sans faiblesse et une répression énergique. Ce fléau alarmant appelle également un réajustement de nos comportements, ainsi que la nécessité de briser le silence, pour dénoncer le moindre geste de travers. Nous devons comprendre que chacun peut contribuer à circonvenir cette gangrène à quelque petit niveau que ce soit. De ce fait, il est question de ne pas détourner les regards ou négliger des situations interpellatives de souffrances affectant un ou des enfants dans l’entourage immédiat et même éloigné. Sans sombrer dans la délation ou la dénonciation calomnieuse, toute situation suspecte doit amener les adultes à poser les bonnes questions. Ce n’est pas rien qu’un voisin louant une chambrette s’enferme régulièrement avec des gamins laissés sans surveillance. Ou qu’il les gave de sucreries bon marché à la moindre occasion. L’état d’un enfant qui arrive à l’école sale, des marques de coups ou des blessures couvrant le corps, l’humeur changée et dont les résultats chutent brutalement doit pouvoir parler à son enseignant. De même, l’attitude d’un enfant qui commence à refuser les commissions ou les séjours de vacances chez tel ami de ses parents ou tout autre membre de la famille doit inviter à la circonspection. Le refus de tout contact avec un enseignant ou un répétiteur, les pleurs réguliers d’un gamin en nocturne et les bastonnades quotidiennes ne doivent également pas laisser le voisinage indifférent. C’est de cette manière que des drames, en d’autres lieux, ont été révélés au grand jour et les coupables des abus sur mineurs punis. S’agissant de la prévention de ces actes affreux, surtout relativement aux abus sexuels, elle se fait d’abord au sein de la famille. Selon les éducateurs spécialisés, les parents doivent transmettre à leurs enfants des connaissances et des habiletés les rendant moins vulnérables aux situations d’agression. Les plus élémentaires consistent en des consignes claires et précises. Entre autres, ne jamais suivre un inconnu ou s’isoler avec un adulte, encore moins accepter des cadeaux injustifiés ...

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