Festival des sonorités de la forêt: La biodiversité célébrée
- Par Jovelle TCHUISSEU
- 09 Jun 2026 11:30
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La deuxième édition de ce rendez-vous culturel s’est tenue du 4 au 6 juin au zoo botanique de Mvog-Betsi à Yaoundé, sous le signe de la préservation de la nature et de la valorisation des patrimoines culturels.
Le zoo botanique de Mvog-Betsi a vécu au rythme des tambours, du mvet et des chants ancestraux du 4 au 6 juin derniers. Durant trois jours, la deuxième édition du Festival des sonorités de la forêt a réuni communautés traditionnelles, artistes, chercheurs, défenseurs de l’environnement et représentants des pouvoirs publics autour d’un même idéal : promouvoir la préservation de la biodiversité à travers les expressions culturelles des peuples de la forêt et de la savane. » Organisé par l’Association des sonorités de la forêt (Assonfor), sous le triple patronage des ministères des Arts et de la Culture, des Forêts et de la Faune, ainsi que de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, le festival avait pour thème central : « Peuples de la forêt et de la savane en synergie d’action culturelle pour magnifier la préservation de la biodiversité ». Dès l’ouverture, les visiteurs ont été plongés dans un univers où culture et nature se répondent. Gastronomie traditionnelle, expositions artisanales, démonstrations de savoir-faire locaux et danses patrimoniales ont animé les différents espaces du site. Les échanges se sont poursuivis dans le cadre de tables rondes consacrées notamment au récital du mvet et à la portée symbolique des musiques et danses ancestrales. L’un des temps forts du festival a été la leçon inaugurale du patriarche Bingono Bingono, crypto-communicologue. Il a mis en lumière les liens profonds entre les traditions africaines et la protection de l’environnement. Selon lui, chaque élément utilisé dans les rites et les danses possède une signification particulière. « Si nous décidons de décimer la forêt, les esprits qui y vivent viendront dans nos maisons pour s’y abriter », a-t-il déclaré, rappelant la place centrale de la nature dans les cosmogonies africaines. Même son de cloche chez Claudel Kampoer, président du conseil d’organisation, qui a insisté sur la responsabilité collective dans la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel. « Chaque fo...
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