Taxe communautaire d’intégration: La nécessité d’un recouvrement optimal

La question était au coeur de la 45e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique tenue samedi dernier à Brazzaville au Congo.

Le Conseil mes ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), s’est réuni en sa 45e session ordinaire le 13 juin dernier à Brazzaville, capitale de la République du Congo. L’urgence de la situation financière de la communauté explique certainement que les ministres se soient réunis un samedi, à la suite des experts du Comité inter- Etats qui ont travaillé pendant deux jours dans la même ville. Louis Paul Motaze, ministre camerounais des Finances, a fait le déplacement à la tête d’une importante délégation. Selon Baltasar Engonga Edjo’o, président de la Commission de la Communauté economique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) qui a pris part aux travaux, cette session s’est tenue dans un conteste de « raréfaction inédites des ressources de la communauté », avec des signaux émis à plusieurs reprises par les services de recouvrement de la taxe communautaire d’intégration (TCI), qui contribue pour plus 50% au budget de la communauté, mais peine à être mobilisée. « Le niveau de trésorerie extrêmement faible compromet le fonctionnement de toutes les institutions émargeant au budget de la communauté, au point d’atteindre aujourd’hui un seuil critique sans précédent », déplore le président de la Commission de la Cemac, en indiquant qu’au 13 juin, moins de 20% de la TCI a été recouvré au titre de l’exercice budgétaire 2026. Ce qui entraine des arriérés de salaires, le ralentissement ou la suspension de programmes et plans d’action des institutions communautaires. Ceci malgré la mission de dialogue franc qu’il a confiée au vice-président Charles Assamba Ongodo dans les six pays de la Cemac pour trouver des solutions. C’est la raison pour laquelle Ludovic Ngatse, ministre congolais de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale et président du Conseil des ministres, a invité ses pairs à agir. « Nous ne pouvons plus nous permettre la culture du report. Chaque résolution adoptée et non mise en oeuvre est une brèche dans notre crédibilité collective. Chaque arriéré de TCI non recouvré est un service non rendu à nos concitoyens. L’heure n’est plus à l’intégration déclarative, mais à l’intégration performative qui se mesure aux effets concrets et vérifiables &ra...

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