Réinsertion des ex-combattants de Boko Haram: Le pari d'une seconde chance à Mémé
- Par Joël MAMAN
- 03 Jul 2026 07:50
- 0 Likes
Entre apprentissage des métiers, accompagnement psychosocial et préparation des communautés d'accueil, le Centre mise sur une réintégration durable.
Le bruit des marteaux dans l'atelier de soudure se mêle au ronronnement des machines à coudre. Plus loin, des pensionnaires s'affairent dans le maraîchage pendant que d'autres suivent des cours de maçonnerie ou d'électricité. Au Centre régional du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) de Mémé, chaque journée est pensée comme une étape vers une nouvelle vie. Ici, dans cette localité située non loin de Mora, il ne s'agit pas seulement de désarmer d'anciens combattants de Boko Haram, mais de leur offrir les moyens de redevenir des citoyens pleinement intégrés à la société. Ouvert le 11 juin 2020, le centre a accueilli ses premiers pensionnaires dans un contexte marqué par des redditions volontaires. « Nous avons intégré ce centre avec 153 pensionnaires, hommes, femmes et enfants. Aujourd'hui, notre base de données compte 2 319 ex-combattants et associés de Boko Haram », indique Oumar Bichaïr, chef du Centre régional du CNDDR. Avant toute formation, les pensionnaires passent par une phase de réhabilitation idéologique et psychosociale destinée à favoriser la déradicalisation, la reconstruction personnelle et le retour aux valeurs citoyennes. Le quotidien est ryth...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)



Commentaires