La journée mondiale célébrée mercredi dernier a confirmé la perte de vitesse de ce rythme au Cameroun.
Le reggae serait-il mort au Cameroun ? Aucune scène, aucune effervescence pour marquer la journée mondiale du reggae comme tous les 1er juillet. Tandis que le reggae, inscrit depuis 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco, mobilise ailleurs concerts et festivals, le pays est resté muet. « Le reggae est présent, mais beaucoup moins visible qu’avant les années 2000 », confie Sistah Sen, artiste reggae. Depuis la disparition de Mystic Djim, figure emblématique de ce rythme, aucun visage n’a véritablement repris le flambeau. Ras Kamensy de regrettée mémoire, Gaël Kimany, Otu Bala Jah ou encore Sultan Oshimin n’ont pas fait tenu bien longtemps. Le « Festival Reggae 237 », autrefois vitrine nationale, est aujourd’hui à l’arrêt. « Depuis le décès de mon mari, je ne peux plus financer l’évènement », explique Sistah Sen, promotrice de l’évènement et veuve d’un artiste reggae. Les difficultés s’accumulent : le manque de structuration, l’absence de moyens de production, le désengagement des mécènes et la concurrence des genres plus rentables et à la mode. « Personne n’y croit, personne ne veut s’impliquer », déplore King Lion...
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