Chantiers routiers: Le quotidien des riverains à l’épreuve

Les travaux du projet « Yaoundé coeur de ville » avancent avec leurs effets collatéraux.

Il est 6h du matin ce jeudi 2 juillet. Le marché Mokolo s’anime peu à peu. Des commerçants installent leurs étals tandis que Mama Abomo traverse les allées, un panier de vivres frais sur la tête. Elle a laissé son ancien emplacement au niveau d’Elig-Effa, pour cause de travaux d’aménagement d’un échangeur. Sauf que, depuis lors le chantier piétine depuis et elle doit poursuivre son activité. Elle tente de préserver son commerce. « J’ai été indemnisée. On m’a remis 100 000 F pour me déplacer, mais j’ai 25 personnes à charge. Ce n’est pas évident », confie-t-elle. À quelques mètres, Emmanuel Badjeck attend des clients. Chauffeur depuis 25 ans sur la ligne Yaoundé-Okola, il observe les barrières qui encerclent le chantier. Depuis la fermeture de l’ancienne gare routière, il peine à retrouver sa clientèle. « On a tout cassé. Nous sommes mélangés aux « bayam-sellam » et les clients se font rares », regrette-t-il. Autre chantier à Mvan, le décor est différent. Là où la poussière dominait il y a quelques mois, la future route commence à prendre forme. Les engins décapent le sol, les camions déversent les matériaux, les ouvriers s’activent sur les différents tronçons. Les premiers aménagements laissent déjà apparaître une ch...

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