Défections à la chaîne
- Par Carine Tsiele
- 08 Jul 2026 11:31
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Les pays africains estiment être les plus visés par cette juridiction qu’ils considèrent au service des plus forts.
Burundi Le Burundi est devenu, le 27 octobre 2017, le premier État à quitter officiellement la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision est intervenue après l'ouverture, en 2016, d'un examen préliminaire de la CPI sur les violences commises dans le pays au lendemain du putsch manqué contre le président Pierre Nkurunziza. Le gouvernement burundais avait notifié son retrait au secrétariat des Nations unies conformément aux dispositions du Statut de Rome. Bujumbura justifiait cette décision en accusant la CPI d'être « un moyen politique » utilisé par la communauté internationale pour « opprimer les pays africains ». Ces propos avaient notamment été défendus par le Premier vice-président de l'époque, Gaston Sindimwo. Mali, Niger et Burkina Faso Le Mali et le Burkina Faso ont officiellement notifié leur retrait de la Cour pénale internationale le 24 juin dernier, au lendemain de la décision similaire prise par le Niger. Réunis au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), les trois pays dénoncent une institution qui, selon eux, s'est éloignée de sa mission initiale. Dans une lettre adressée au secrétaire général ...
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