51e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie: Ouverture solennelle ce jour

Amelia Lakrafi, déléguée générale de l’APF.

D epuis le 7 juillet dernier, une nouvelle page de l’his­ toire de la Francophonie est en train de s’écrire au Cameroun. Aujourd’hui, 10 juillet sera marqué par la cérémonie d’ouverture so­ lennelle de cette rencontre qui regroupe, plus de 300 parlemen­ taires représentant 42 pays. Cette session d’ouverture qui sera pré­ sidée par Hilarion Etong, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) va se dé­ rouler en présence du secrétaire général de la Francophonie, Louise Mushikiwabo et du délégué gé­ néral de l’APF, Amélia Lakrafi. Le président de l’Assemblée natio­ nale, le Très honorable Théodore Datouo et le président du Sénat, SM Aboubakary Abdoulaye pren­ dront part à cette cérémonie aux côtés des membres du gouverne­ment.

 

« Des résultats, pas des discours »

Vous êtes au Cameroun pour la 51e session plénière. Quelles sont vos attentes ? Des résultats, pas des discours. Cette session doit livrer trois choses : un corpus législatif sur les déchets plas­ tiques que nos parlements pourront voter dès demain ; l'élargissement de notre Assemblée avec l'adhésion du parlement arabe et de l'UNALE brési­ lienne , votée à l'unanimité en Com­ mission politique et au bureau, enté­ rinée en plénière cette semaine ; et la remise officielle de notre dossier de candidature au statut d'observateur à l'ONU, avec sept Etats parrains confir­ més, dont plusieurs africains : le Gabon, le Burundi, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal et le Maroc, aux côtés d'An­ dorre et du Cambodge. Et je me réjouis que cela se passe à Yaoundé. Près de 350 participants de plus de 40 sections sont réunis ici. L'Afrique est le cœur démographique de la Francophonie, il est normal que les grandes décisions de l'APF s'y prennent. Multilatéralisme, souveraineté, changements climatiques : quelle contribution des parlementaires au débat mondial ? Les parlementaires sont le chaînon manquant du multilatéralisme. Les gouvernements signent les engage­ ments internationaux ; ce sont les parlements qui les transforment en lois, en budgets, en contrôle. Sans eux, les sommets restent des com­ muniqués. Et souveraineté et coopé­ ration ne s'opposent pas : le climat, la cybersécurité, la régulation du numé­ rique ignorent les frontières. Notre ré­ ponse, c'est la souveraineté outillée, chaque parlement renforcé pour peser dans les négociations et légiférer chez lui. C'est exactement ce que fait un corpus législatif commun. L'APF a-t-elle un impact réel sur les choix politiques des États ? Oui, et il se mesure. Nos corpus légis­ latifs, budgétisation sensible au genre hier, déchets plastiques aujourd'hui, inspirent directement des réformes nationales. Nos formations ont touché des centaines de parlementaires et fonctionnaires cette année, de Kigali à Cotonou. Nos missions d'observation électorale crédibilisent des scrutins. Ensuite, c'est une affai...

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