Edifices publics : le pari de la maintenance
- Par Elise ZIEMINE NGOUMOU
- 03 Aug 2026 11:22
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C’ est une équation à résoudre dans plusieurs villes du pays. Celle de redonner fière allure à plusieurs édifices publics. Le manque d’entretien a eu raison de leur beauté et de leur fonctionnalité. A travers le triangle national, il devient fréquent de tomber sur des établissements scolaires, formations sanitaires, préfectures, ministères et leurs délégations régionales ou départementales, dont la maintenance laisse à désirer. Avec des peintures totalement écaillées, des murs fissurés, des toitures fuyantes, un bon nombre de ces édifices ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Ils résistent au temps. Mais pendant combien d’années encore ? Pendant combien de temps va-t-on voir ces infrastructures disparaître sous le poids de la poussière ? Certains diront que ce ne sont pas les bâtiments qui rendent service. Ou qui forment les jeunes Came rounais. Mais un bel édifice, doté d’un confort acceptable n’est-il pas un facteur de motivation pour ceux qui y travaillent ou qui le fréquentent ? Un bâtiment bien entretenu ne concourt-il pas à l’embellissement de la ville ? Qui aimerait monter 10 étages à pied parce que l’ascenseur est en panne ? S’il y a des Camerounais qui répondent par l’affirmative, ils ne doivent certai nement pas être nombreux. Parce que la plupart mi litent pour l’évolution. Ils aiment le neuf. Le beau. Pas des infrastructures délabrées qui attendent dés espérément le premier coup de peinture. Ou tout simplement une démolition totale. D’ailleurs des édi fices fonctionnels et propres rassurent les usagers sur la qualité du service rendu. C’est vrai que des efforts sont faits ici et là en matière de maintenance ou de rénovation des édifices publics. On voit ainsi des hôpitaux complètement transformés. Des délégations régionales ou départe mentales reconstruites. Des écoles réhabilitées. Mais dans l’ensemble, il y a encore du pain sur la planche. Beaucoup de ces édifices publics ont fait leur temps. Ils ont brillé et embelli des villes à une époque. Mais avec les intempéries, le manque de maintenance, rien n’est plus comme avant. L’infrastructure construite depuis des années est certes toujours debout, mais l’image renvoyée au visiteur ne cadre plus avec les services rendus. Encore moins avec l’important rôle joué par l’administration dans la société. Beaucoup diront qu’avec la conjoncture actuelle, il est difficile d’engager des fonds pour la maintenance des édifices publics. C’est compréhensible. Justement parce qu’au fil des ans, les charges sont devenues lourdes. Le prix du pot de peinture est passé du simple au double. Les poches de dépenses se sont aussi multipliées. Dans certains cas, il faut refaire la plomberie, l’éclairage, la peinture et même la toiture. Ce qui nécessite alors la mobilisation d’importantes ressources financières. Raison pour laquelle, des experts recommandent d’inscrire la maintenance dans les dépenses annuelles. Si cet aspect est abandonné, tout refaire d’un seul coup devient mission impossible. La mise en place d’une politique d'entretien régulier du bâtiment est ainsi prônée. To...
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