Vaines polémiques

L e président de la République a promu lundi dernier cinq officiers supérieurs au prestigieux grade de général de brigade. Par la même occasion, ceux-ci, au même titre que d’autres, ont été nommés à des fonctions supérieures de commandement, ou ont simple- ment été confirmés à leurs postes, comme le veulent les usages après une montée en grade dans les Armées et la Gendarmerie nationale. Des actes présidentiels qui inter- viennent après d’autres aussi importants. Loin de toute polémique sur sa présence ou non sur le territoire national, le président de la République continue de poser des actes dans le cadre des prérogatives que lui confère la Consti- tution de la République du Cameroun. Pour permettre aux institutions de continuer leur fonctionnement dans la sérénité. On comprend donc très mal tout le charivari entretenu par certains, des Camerounais essentiellement, depuis quelques semaines. Les uns appelant le Conseil constitutionnel à constater la vacance à la tête de l'Etat. Pas moins ! Là où d'autres n'ont pas manqué d’évoquer, pince sans rire, la mort du président de la République. Les Camerounais, soucieux du respect des institutions de la République réagissent certainement en se disant : rien de nouveau sous le soleil. Ceci sans doute en mémoire de l’épisode de juin 2004 lorsqu’en séjour privé hors du Cameroun, le président Paul Biya avait été annoncé mort. Le Secrétaire général de la présidence de la République d’alors avait dû rendre public un communiqué officiel pour rassurer sur la santé du président. De retour au Ca- meroun quelques jours plus tard, et avec un air grave, le chef de l’Etat avait qualifié cette farce sur son décès de « ridicule », de « mauvaise blague », avant de lancer à ceux qui espéraient le voir mort : « Apparemment, il y a des gens qui s’intéressent à mes funérailles. Eh bien, dites-leur que je leur donne rendez-vous dans une vingtaine d’années ». Le ministre de la Communication, porte-parole du gou- vernement, René Emmanuel Sadi, est monté au créneau ce même lundi sur les antennes de nos confrères de RFI pour répondre à un certain nombre de préoccupations des médias et même de l’opinion nationale sur la situation du président de la République. « Le président Paul Biya est en vie. Le président Paul Biya n’a pas démissionné. Et je dois le dire, le président Paul Biya va bientôt rentrer au Cameroun ». Des réponses qui ont le mérite d’apporter des clarifications à ceux qui appellent à la constatation de la vacance à la tête de l’Etat par le Conseil constitu- tionnel. Des réponses et des actes qui devraient dès lors clore le débat qui a cours en ce moment. Et qui interviennent à la suite d’autres sorties, dont celle d’un très proche col- laborateur du président de la République, en déplacement avec lui actuellement. On peut comprendre l’impatience de certains à la suite des annonces faites par le président de la République il y a quelques mois sur la nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale. On peut tout aussi comprendre la grande attente autour la...

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