Economie informelle: Des solutions pour en sortir

Une étude que vient de publier le laboratoire d’idées The Okwelians, passe au peigne fin le sujet et suggère de créer un statut d’auto- entrepreneur certifié par métier, entre autres.

L ’économie informelle est au cœur d’une étude que vient de rendre public le laboratoire d’idées The Okwelians. Intitulé : « Entreprendre sans l’État : comprendre le choix de l’économie informelle », les travaux partent d’un constat : l’économie in­ formelle au Cameroun occupe 90 % de la population active. Sauf que ce chiffre, qui est très souvent avancé dans les rapports, ne s’accompagne pas toujours d’une question essen­ tielle, à savoir pourquoi ? L’étude aborde la réflexion et aboutit à la conclusion selon laquelle la majorité des personnes qui exercent dans l’économie informelle n’ont pas fait le choix de l’informalité. « Elles ont fait le choix de survivre, dans un système économique qui ne leur a pas encore offert d’alternative viable », peut-on lire. Les données présentées dans le do­ cument soulignent que le Cameroun compte 3,4 millions d’unités de pro­ duction informelles (UPI) non agri­ coles, dont 63,7 % en milieu urbain et 36,3 % en milieu rural. Ces unités se répartissent entre trois grands secteurs d’activité : les services (36,4 %), le commerce (35,2 %) et l’industrie (28,4 %). L’étude précise en outre que la taille moyenne d’une UPI est de 1,2 personne. Autrement dit, on parle quasi exclusivement d’auto-emplois solitaires, pas d’en­ treprises embryonnaires, mais d’in­ dividus seuls qui génèrent un revenu pour survivre. Le revenu moyen de ces travailleurs est de 83 409 F par mois, avec une médiane de 40 000 F, ce qui signifie que la moitié d’entre eux gagnent moins de 40 000 F par mois. S...

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