Libraire et « Poteau »: Le livre, c’est le livre

Le choix se fait tous les jours en fonction du pouvoir d’achat des parents d’élèves.

A deux semaines de la reprise des classes, deux images se répètent dans la capitale. En­ tre exigence du programme scolaire et pression de la vie chère, les pa­ rents camerounais doivent faire un choix : acheter neuf en librairie ou « dealer » au « poteau ». Une déci­ sion qui peut faire varier la facture de plus de 50 000 F. Refuge de la garantie À la Librairie Saint-Paul, derrière la cathédrale notre dame des victoires de Yaoundé, l’affluence a commencé depuis début août. Rayons bien gar­ nis, listes officielles affichées, caisses qui sonnent. Ici, on vient chercher la tranquillité. Agnès Nsan­ gou, mère de trois enfants, est une cliente fidèle. Pour elle, pas question de prendre de risque. « Je préfère la librairie car on a une palette élargie des livres au programme. Nous avons également des fourni­ tures scolaires qui sont disponibles », explique-t-elle. Apollinaire Tetang, parent d’élèves, met en avant la transparence et l’état du livre. « Ici, les livres sont tout neufs et les prix sont affichés dès l’entrée. Impossible de surfacturer », confie-t-il. Si la conformité, la transparence et la qualité du service attirent, les pa­ rents doivent y mettre le prix. Un kit complet du primaire coûte entre 25 000 et 40 000 F. Au secondaire, la note grimpe facilement à plus de 70 000 F pour un élève de Termi­ nale. Royaume de la débrouille À la montée SNI, c’est un autre monde. Sur des comptoirs, des bâches ou à même le sol, des cen­ taines de livres d’occasion cherchent preneurs. C’est le « poteau », l’éco­ nomie informelle du livre scolaire. Olive Océane Tsimi, mère de deux enfants du sy...

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie