Les voies de la stabilité

Le secteur du gaz est en effervescence permanente au Cameroun, peu importe la situation de la disponibilité en stock ou de la distribution. En témoignent, l’ac­ tualité de ces dernières semaines, avec la « disparition » du marketteur SCTM, l’un des plus anciens et le plus utilisé jusqu’ici à travers les pays, - on parle de 80% de parts de marchés dans certaines zones. Il y a aussi eu l’inauguration, par la Société camerounaise des Dépôts pétro­ liers (SCDP), d’une infrastructure de stockage venu augmenter les capacités actuelles et donner un espoir que les ten­ sions parfois enregistrées, notamment en fin d’année, font diminuer d’intensité. Que dire justement de la rareté du produit qui s’est fait ressentir principalement à Yaoundé pendant quelques jours. Des si­ tuations qui ont pour cause la faible, la très faible capacité du Cameroun à produire du gaz, malgré d’importantes réserves (plus de 6 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel) Et quand on sait que la Société nationale de Raffinage ne raffine plus les 20% de la demande nationale depuis sept ans, que le navire usine Hilli Episeyo qui liqué­ fiait environ 30 000 tonnes métriques de gaz au large de Kribi s’en est allé il y a peu, on peut craindre que les tensions se multiplient. Surtout que la demande en gaz domestique ne cesse de croître. Cependant, les actions en cours pourraient permettre de tenir le coup encore un mo­ ment pour continuer de mettre le consom­ mateur final à l’abri du besoin. Mais face à l’incidence financière pour le Trésor public liée non seulement à l’importat...

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