Une démocratie en zone de turbulence
- Par Elise ZIEMINE NGOUMOU
- 04 Sep 2026 17:20
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Le plus récent a eu lieu en 2025. Le 26 novembre, alors que le pays est sur le point d’élire son nouveau chef d’Etat, l'armée renverse le pré sident sortant : Umaro Sissoco Em baló. Le scrutin est immédiatement suspendu par la junte militaire, re plongeant le pays dans un régime de transition. C’est ainsi que le chef d’Etat-major des armées, le général Horta N'Tam qui dirige actuellement la Guinée-Bissau, a pris le pouvoir. Pour ceux qui connaissent bien l’his toire, la Guinée-Bissau enregistrait ainsi son cinquième coup d’état. De puis son indépendance en 1974, ce pays est marqué par une insta bilité politique chronique, caracté risée par 5 coups d'État réussis et pas moins de 17 tentatives de putsch ou mutineries. L'armée, qui a joué un rôle historique lors de la guerre de libération contre le Por tugal, est restée l'acteur central du pouvoir politique dans le pays. C’est en 1980 que ce mauvais vent commence à souffler. Le président Luís Cabral, premier président du pays depuis l'indépendance, est ren versé par le Premier ministre de l'époque et ancien commandant des forces armées, le général João Ber nardo Vieira (dit « Nino Vieira »). Des tensions ethniques, une crise économique et le favoritisme pré sumé au sein du régime marxiste- léniniste ont servi de justification à ce premier coup de force. En mai 1999, il est à son tour éjecté du siège présidentiel par la junte mili taire dirigée par le général Ansumané Mané. Ce putsch est le dénouement d'une violente guerre civile qui a débuté en juin 1998 à la suite du limogeage du général Mané par le président Vieira. Confronté à une crise économique aiguë et à des blocages politiques à répétition, le président civil Kumba Ialá est déposé sans effusion de sang par le chef d'Etat-major des armées, le général Veríssimo Correia Seabra, le 14 sep tembre 2003. Le 12 avril 2012, entre les deux tours d'une élection présidentielle anticipée, un com mandement militaire dirigé par le général Mamadu Ture Kuruma arrête le président par intérim Raimundo Pereira et le Premier ministre (favori du scrutin) Carlos Gomes J&ua...
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