Réseaux sociaux: S.O.S, jeunes à la dérive

Devant la persistance et même l’aggravation du phénomène, il devient urgent de trouver une réponse efficace et sauver une jeunesse en déperdition.

L e constat est chaque jour un peu plus alarmant, et les cas se répètent chaque semaine. Sur Tik­ Tok, Instagram et Telegram, des mineures de 13 à 17 ans se fil­ ment, dansent de manière sug­ gestive, et parfois vont plus loin: publication de nudes, lives à connotation sexuelle, échanges explicites en commentaire. Le 23 juillet dernier, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a une fois de plus réagi. Dans un communiqué de presse, le Pr. Marie Thérèse Abena Ondoa a condamné « des obscénités de trop » impliquant « des jeunes filles, des adoles­ centes, parfois prises pour mo­ dèles par d’autres ». Un énième coup de gueule qui vient s’ajouter à une longue liste de dénoncia­ tions restées sans effet chez cer­ tains adultes qui les encouragent. Le phénomène n’est plus isolé. Il est devenu viral. Une vidéo à ca­ ractère obscène postée par une adolescente peut atteindre des centaines de milliers de vues en 24 heures. Les commentaires s’enchaînent, les partages aussi, et très vite le contenu « arrose» tous les groupes WhatsApp. Pour certaines, c’est la quête de likes et de notoriété. Pour d’autres, c’est l’appât du gain via les ca­ deaux virtuels lors des lives (dif­ fusions ou en direct). Face à cette exposition massive, deux dangers se dessinent. D’abord pour les victimes elles- mêmes : harcèlement, chantage, exploitation. Ensuite pour leurs camarades qui, voyant ces images banalisées, prennent ces com­ portements pour des modèles à suivre. « C’est devenu normal d’être sexy à...

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