Gouvernance mondiale: Les premiers fruits de Tianjin

Un an après le lancement de l’initiative du président chinois, Xi Jinping, le Sommet 2026 de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), tenu à Bichkek, entend aboutir à des enseignements et des opportunités de coopération pour l’Afrique.

A l’occasion du premier anniversaire de l’Initiative pour la gouvernance mondiale, le Pr. Jimmy Yab, enseignant de relations internationales, invité à Southampton, Pékin et Fudan, et par ailleurs président de l’Obser­ vatoire Chine-Afrique francophone, a présenté une analyse après cette première année de mise en œuvre. Ainsi, pour l’universitaire, Bich­ kek (Kirghizstan) ne sera pas un sommet de plus. Ce sera celui de la continuité, de l’éva­ luation et de l’action. À Tianjin, les dirigeants de l’OCS avaient vu grand : adoption de la Stratégie de développement de l’OCS à l’horizon 2035 et approbation de 24 documents struc­ turants. Un an plus tard, sept plateformes thématiques sont désormais actives, avec plus de 160 projets lancés. Industrie verte, économie numérique, énergie, enseignement, formation professionnelle et Intelligence arti­ ficielle : l’OCS est passée des discours aux chantiers. Au cœur de cette accélération, ce que le Pr. Yab appelle « l’esprit de Shanghai » : confiance mutuelle, bénéfice mutuel, égalité, consultation, respect de la diversité des civilisations et poursuite d’un développement commun. Une démarche qui, selon lui, prouve qu’une orga­ nisation régionale peut réformer la gouvernance mondiale en liant sécurité, innovation, connec­ tivité et prospérité partagée. L’exemple le plus concret est la coopération sino-kirghize et son projet phare, le chemin de fer Chine- Kirghizistan-Ouzbékistan. Une infrastructure qui matérialise la vision de Pékin. Mais le regard de l’analyste se tourne surtout vers l’Afrique. Pour le continent, l’OCS n’est pas un modèle à copier, mais une expérience &agra...

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