Premiers approvisionnements en vue

À l’origine de cette rareté qui s’étend à travers le pays, diverses causes qui heureusement sont en passe de trouver des solutions.

Depuis quelques semaines, ce qui s’apparentait seulement à une ten­ sion chez un marqueteur commence à se transformer en pénurie généra­ lisée à travers le pays. Les causes de cette situation sont diverses. Outre ce qu’on peut déjà appeler « faillite » de la Société camerounaise de transformation métallique (SCTM), détenant la plus grosse part du mar­ ché du gaz de pétrole liquéfié (GPL) au Cameroun, il y a des soucis logis­ tiques. On déplore en effet « l’arrivée tardive des butaniers, ces navires transportant le gaz, l’augmentation de la demande nationale de l’ordre de 15% alors que la production a baissé », indique une source officielle. Une baisse dont les causes sont éga­ lement connues. « Par le passé, l’ap­ provisionnement du pays en gaz do­ mestique était assuré par la Société nationale de Raffinage (Sonara) à hauteur de 20 % et par les importa­ tions à hauteur de 80 %. Avec l’en­ trée en service du dépôt SNH de Bi­ paga en 2018, la production locale est passée à 35 %. Malheureuse­ ment, à la suite du sinistre survenu à la Sonara en mai 2019, la production locale est redescendue à 20 % », ex­ pliquait encore Gaston Eloundou Es­ somba, ministre de l’Eau et de l’Ener­ gie dans une interview accordée à CT dans son édition du vendredi 28 août 2026. A cette occasion, le ministre indiquait également qu’avec le dé­ part du navire LNG Hilli Episeyo en juillet dernier qui, entre 2018 et 2026, produisait 30 000 tonnes mé­ triques de GPL par an permettant de remplir une bonbonne sur trois au Ca­ meroun, l’approvisionnement du pays est entièrement assuré par les importations. Lesquelles importa­ tions obéissent à un mécanisme dés­ ormais monitoré par la Caisse de sta­ bilisation des prix des hydrocarbures (CSPH). Du coup, lors...

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