Ngaoundéré: La qualité en priorité

28 écoles de la région bénéficient d’un projet du Programme alimentaire mondial (PAM).

C e lundi 14 septembre à 7h au lycée de Ngaoundéré Mardock, Hohi Clarisse Mireille, provi­ seur, fait la ronde, comme tous les matins depuis le 7 septembre der­ nier. Elle inspecte en premier lieu la cantine scolaire. Dans une aile de l’établissement secondaire public créé en 1991, se trouvent des han­ gars où sont déjà installés des ven­ deurs de nourriture. Une dizaine d’entre eux ont déjà installé leurs produits alimentaires. Des menus variés constitués de spaghettis, du haricot, du koki (galettes de haricots à l’huile de palme) et du pain à la viande hachée sont disposés. Cette dernière est particulièrement prisée par les enseignants dudit établisse­ ment. « Ce sont des repas halals. No­ tre lycée est laïc et tout ce qui est halal est à la portée de tout le monde. Nous insistons sur des repas cuits pour éviter des maladies liées aux aliments crus », relève Hohi Cla­ risse Mireille. Le chef d’établissement affirme avoir orienté la gestion de la cantine scolaire sur la base de l’hygiène et de la propreté. Et surtout des prix abordables. « Nous avons exigé cela simplement parce que nos élèves viennent pour la plupart de familles à revenus modestes », précise Ma­ dame le proviseur. Le but également étant que les élèves n’aient pas en­ vie de sortir de l’établissement. Ce qui limite la déperdition scolaire. « Le vrai censeur des repas, c’est l’élève. Lorsque les aliments ne sont pas bons, il abandonne le vendeur », renseigne Ngongang Michèle Carole, censeur du lycée de Ngaoundéré Mardock. Mais pour faire partie des vendeurs de la cantine scolaire, il y a une batterie d’examens à faire. Une sorte de rite de passage… Il s’agit de vérifier si le vendeur est apte à l’activité. Cela passe par l’ana­ lyse des cra...

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