Logone-et-Chari: Réponse à une urgence

Des milliers de personnes ont trouvé refuge à Waza suite aux attaques lâches de la secte terroriste Boko Haram ces derniers jours.

W aza. Ici, le paysage raconte une histoire au-delà des simples déplacements de personnes. Depuis plusieurs jours, la localité accueille des familles ar­ rivées avec quelques effets person­ nels, parfois sans vivres, ni moyens de subsistance. Au 22 septembre 2026, les autorités estimaient à plus de 18 000 le nombre de per­ sonnes déplacées, représentant plus de 1 572 ménages. Beaucoup ont quitté leurs villages situés notam­ ment sur l’axe Waza-Dabanga, fuyant des exactions attribuées à Boko Haram. Mada, Salé, Samiké, Layouna, Djingui, Ndiguina, Savalva, Goulou, Madakola, Tagawa, Zigagué et Ziguié figurent parmi les localités dont les habitants ont convergé vers Waza. Dans les sites spontanés, les condi­ tions d’accueil sont particulièrement difficiles. Certains déplacés passent la nuit à même le sol, sous des ar­ bres, à l’air libre. L’eau potable, les latrines, les vivres et les abris font défaut. Une situation d’autant plus préoccupante que les pluies expo­ sent davantage les familles aux risques sanitaires. Le phénomène ne concerne pas que l’arrondissement de Waza. Dans les zones de Hilé-Alifa, Makary et Darak, les mouvements de population se sont également intensifiés. Le rap­ port multisectoriel du Mécanisme de réponse rapide fait état de 338 ménages, soit 2 175 personnes, re­ censés dans plusieurs villages tou­ chés. À Hilé-Alifa, des enlèvements signalés entre le 4 et le 14 sep­ tembre ont précipité le départ de plusieurs familles. À Tchika, Toum­ boukaré et Katikimé, des incidents ont été rapportés, poussant des ha­ bitants de plusieurs localités à re­ j...

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