Protection des reliques: Du renfort !
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 06 Oct 2026 20:27
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Une association dédiée à la préservation des restes des défunts a présenté ses missions et le bien-fondé de son engagement le 1er octobre dernier à Yaoundé.
L es morts ne sont pas morts. Et s’ils le sont, il faut respecter ce qu’il en reste. Voilà le pos tulat de Bidias à Ngon au mo ment où il décide de mettre sur pied l’Association de pro tection des reliques et des mémoires de nos ancêtres, pa rents, frères, enfants et amis (Aprapfea). Ce natif de Tse kani, un village situé à quelques kilomètres de Bafia dans le département du Mbam-et-Inoubou, a pris l’ini tiative de créer cette associa tion, il y a deux mois, après un coup inattendu. En juillet 2026, il reçoit l’appel d’un in connu qui lui demande de rap pliquer urgemment au village. Des tombes du caveau familial ont été pillées. Il arrive sur place autour de 5h du matin et ne remarque rien au premier regard. Son informateur le re joint sur les lieux et lui montre le point à partir duquel les pil leurs ont pénétré l’espace. Quatre tombes sont concer nées : sa mère, son grand- frère, son petit-frère et un on cle. Cueillis par les éléments de la brigade de gendarmerie de Soa, les brigands sont deux jeunes de 21 et 26 ans, avec l’aide d’un pasteur. Bidias à Ngon et sa famille sont confrontés aux ossements des leurs qu’ils doivent à nou veau inhumer. Déclic suffisant pour qu’il mette sur pied cette association. « Le crime de Tse kani concerne le Cameroun tout entier. On a pensé qu’il faut faire quelque chose pour que cette affaire s’arrête. Je ne suis que la courroie de transmission d’un message de nos défunts », indique le pré sident de l’Aprapfea. Coup d’envoi des activités donné avec une discussion au tour du thème : « Profanation des tombes et trafic d’osse ments : du sacrilège coutumier à la dépossession mémorielle du Cameroun ». Le Pr. Mathias Eric Owona Nguini, polito logue, a rappelé que la séden tarité s’est imposée à l’Homme du fait de son rapport avec la mort. « Quand on attaque des tombes, on attaque la montée civilisationnelle de l’huma nité », a-t-il dit. De son point de vue, « ce patrimoine doit être préservé. L’attaque des tombes constitue une viola tion du domicile et des restes du mort. De même que cela s’appuie sur des motifs d’enri chissement de ceux qui le fon...
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