Malles en fer: Voyage vers la rentabilité

Aux alentours du Palais des sports de Yaoundé, des artisans fabriquent cette bagagerie à base de matières métalliques qu’ils écoulent entre 10 000 F et 100 000 F.

D es tôles aux cantines, le fer fait recette. Solides et durables, les malles en fer séduisent en­ core une clientèle à la recherche de bagages résistants. C’est dans un es­ pace improvisé, au détour d’une ruelle à l’entame du quartier Briqueterie à Yaoundé que s’est installé un marché de coffres bien particuliers. On en voit des couleurs et des tailles di­ verses. Les producteurs rencontrés expliquent que la fabrication de ces malles nécessite plusieurs matériaux. Des tôles noires dont les prix varient en fonction de l’épaisseur : la tôle 5/10 est vendue à 7 500 F, la 6/10 à 9 000 F et la 8/10 à 12 000 F, ainsi que de la peinture à huile qui coûte 13500F le litre. C’est en fonc­ tion des quantités utilisées de ces matériaux que sont fixés les prix de vente des malles. « Nous proposons les plus petites caisses à 10 000 F. Elles servent pour la plupart du temps de boîtes à pharmacie. Les moyennes sont utilisées comme des valises pour élèves de l’internat et coûtent entre 25 000 et 40 000 F. Les plus grandes quant à elles, aident pour des déménagements ou encore pour garder des documents dans les ad­ ministrations. Elles sont vendues entre 70 000F et 100 000 F », fait savoir Roméo Kenfack, artisan depuis 20 ans. Il est alors accosté par Gisèle Ewolo, venue acheter deux cantines pour ses enfants qui iront à l’internat. Deux malles lui sont proposés à 35000 F l’unité. Après de longues tractations, elle les obt...

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