Abattoir industriel de Ngaoundéré: livraison dans trois mois

Le visage de l’ouvrage se dessine à Wakwa, à la périphérie de Ngaoundéré.

Wakwa est un village de Ngaoundéré 1er, situé à la périphérie de la ville, sur la route reliant la capitale régionale de l’Adamaoua à Meiganga. Cette localité abrite un ensemble de structures appartenant à diverses administrations publiques, notamment le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA). Dans les environs, l’abattoir industriel en construction sur l’une des rives de la Vina, fait face à la station de Camwater qui alimente Ngaoundéré en eau potable. L’équipement se trouve à quelques encablures des chutes de la Vina. « C’est un site idéal pour construire une telle infrastructure », commente José Maria Ajenjo Jordan, chef du site de construction de cet abattoir. En passant sur la route bitumée, le voyageur aperçoit des panneaux en aluminium qui tutoient déjà le ciel. Une centaine d’employés dont trois Espagnols mobilisés par  Makiber, la société espagnole qui a gagné ce marché, s’affairent. Le reste de la troupe est composé de techniciens et ouvriers camerounais. 
Certains d’entre eux  ont travaillé sur le site de construction du Centre de pêche de Limbé. Depuis novembre 2015, date du début des travaux à Wakwa, cette main d’œuvre a été redéployée dans la Vina. Depuis quelques semaines, les techniciens sont en train de faire le montage de la structure. L’installation des équipements préfabriqués va démarrer en septembre, rassure José Rodenas, l’ingénieur en charge des installations. La première bête sera abattue en décembre prochain, fait savoir le chef des travaux. A l’issue des travaux, plus de 250 animaux peuvent être traités par jour. L’abattoir industriel de Ngaoundéré est le plus grand ouvrage de cette nature au Cameroun, voire dans la sous-région. Outre la superficie, six hectares, il a été conçu pour être une chaîne complète. Le retard à l’allumage observé dans le démarrage des travaux a été rattrapé. Ce projet du Plan d’urgence triennal sort progressivement de terre. Dans trois mois, « il sera livré, clé en mains », jure le chef des travaux. Ce projet fait partie de la panoplie des chantiers d’envergure en cours de réalisation dans la région de l’Adamaoua. Pêle-mêle, nous pouvons citer les  agropoles de Bankim, le barrage hydro-électrique de Bini à Warak, la route Mbéré-Ngaoundéré, l’extension de l’université de Ngaoundéré ou encore la route Ngaoundéré-Belel, réceptionnée la semaine dernière.
 

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