Logbessou: Une vendeuse ambulante piégée et violée
- Par Alliance
- 26 Oct 2026 09:27
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Balbine S., 27 ans, livreuse de bâtons de manioc, a été attirée dans un guet-apens mardi soir, et abusée par deux individus pendant trois jours.
C’ est l’ouïe exercée d’un militaire qui a permis la découverte de Balbine S. aux premières heures de la journée de vendredi. L’homme en tenue a entendu une voix qui appelait faiblement à l’aide pro venant d’une bâtisse inachevée. Armé de son courage, de son fusil et d’une torche, le mili taire finira par trouver une femme nue sur une couche. Il lui demande alors de se rhabil ler, alerte la police puis sort réveiller des voi sins. Ces événements se déroulent autour de 4h du matin à Logbessou, lieudit « Koweit City » (Douala V). Selon divers témoignages, la maison aban donnée sert de refuge à des fumeurs de chanvre et à d’autres squatters occasionnels. Remontée avec de l’eau et du yaourt, la jeune femme livide raconte. Un ancien client, Jonas B., lui a récemment passé une commande : des bâtons de manioc pour quinze mille francs, en raison soi-disant d’une réunion. Mardi, jour de livraison, la jeune femme dit n’avoir pu réunir de la marchandise que pour septe mille francs. Le « client », qui avait payé d’avance, dit que ça ira, puis lui fait un autre dépôt de cinq mille, pour son transport, avant de lui indiquer l’itinéraire à prendre. Balbine a eu un peu peur aux abords de la destination : un coin non éclairé à l’arrière d’autres immeubles. Au téléphone, Jonas lui dit : « Viens, on a délestage ». Elle entre alors dans l’étau. Un autre homme est dans la mai son. Balbine le reconnaît : ils étaient ensem ble quand elle a croisé Jonas quelques jours plus tôt au « Carrefour des immeubles » à Kotto. Jour de la conclusion du marché, d’ail leurs. Le second larron, Oumarou I., l’informe brutalement du sort qui est désormais le sien : « Tu ne cries pas. Tu vas être notre femme pour quelques jours ». Balbine ne se souvient pas du nombre d’outrages qu’elle a subis par la suite. Ses ravisseurs la nourris saient de pain et de sardine, ainsi que d’œufs bouillis. Pour toute boisson, elle recevait un breuvage suspect, à en croire les effets d’étourdissement qui suivait sa consomma tion… Dans la nuit de jeudi à vendredi, après un ul time assaut...
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