Sortie de crise: Les idées ne manquent pas

Dirigeants mieux formés, agents de collecte salariés, détection numérique des diffusions, entre autres, sont souvent évoqués comme pistes de solution.

L a professionnalisation des di­ rigeants, la formation des agents, le contrôle des comptes et les outils numériques figurent parmi les solutions proposées pour améliorer la gestion des droits d’au­ teur et des droits voisins au Came­ roun. Pour Justin Blaise Akono, jour­ naliste et auteur de « Cameroun : qui a étranglé le droit d’auteur ? » paru en 2014, les difficultés sont anciennes. « Personne n’a appris à collecter », déplore-t-il. Il recom­ mande de confier la gestion quoti­ dienne à des Directeurs généraux compétents, sous la supervision des présidents de conseils d’adminis­ tration. Comme lui, André Bang, pré­ sident du conseil d’administration de la Société civile des droits de la littérature et des Arts dramatiques (Sociladra), plaide pour le renforce­ ment des capacités des responsa­ bles. Les formations en droit d’au­ teur, comptabilité, gestion financière et gouvernance, avec l’appui de l’Or­ ganisation mondiale de la Propriété intellectuelle (Ompi), aideraient à améliorer le contrôle des activités et des répartitions. Les agents de collecte et les cadres de la commis­ sion ministérielle de contrôle doivent également être mieux formés. Pour Antoine Aimé Ngon Tchoy, artiste musicien, la transparence passe par des collecteurs munis de cartes pro­ fessionnelles, des tarifs publics et des reçus électroniques. Il préconise aussi la publication régulière des comptes et des audits indépendants afin de vérifier les sommes perçues et redistribuées. La technologie constitue une autre piste. Le fin­ gerprinting, qui reconnaît les conte­ nus audio, permettrait d’identifier les œuvres diffusées à la r...

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