Etat des lieux: Un gap à combler
- Par Marilyne NGAMBO TCHOFO
- 05 Nov 2026 21:14
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Malgré les efforts consentis, les quantités de tubercules produites et transformées ne s’alignent pas encore aux objectifs poursuivis par la Stratégie nationale de développement.
Production Depuis 2020, la production nationale de manioc gravite autour de sept mil lions de tonnes, selon le ministère de l'Agriculture et du Développement rural (Minader), avec plus de 350 000 pro ducteurs investis dans la filière. Bien qu’en deçà des espérances, ce résultat matérialise les efforts consentis par les différents acteurs de la chaîne pour tenter de combler la demande nationale qui s’évalue à environ 50 millions de tonnes, dans un contexte où, d’après la FAO, le manioc constitue la base ali mentaire de plus de 75% des Came rounais. Le développement de la filière manioc s'inscrit dans la Stratégie na tionale de développement (SND30) et la politique d'import-substitution. Pour l’heure, le rendement à l’échelle natio nale tourne autour de 10 à 15 tonnes à l’hectare, contre 40 tonnes à l’hectare dans certains pays africains comme le Nigeria, le Ghana et la RDC. Pour 2025, il était question d’atteindre 18 tonnes par hectare, puis de porter ce rendement à 20 tonnes l’hectare pour une pro duction annuelle de 10 millions de tonnes à l'horizon 2030. Transformation Face à des pertes post-récolte estimées à 40% de la production annuelle cau sées par le manque d'infrastructures de transformation, l'Etat a lancé un programme de mise en place de 200 unités de transformation à travers le pays entre 2026 et 2030. D’après le Minader, ces 200 unités permettront de produire au moins 600 000 tonnes de farine. S’il n’existe pas de chiffre fixe sur le nombre d’usines implantées dans le pays, force est d’observer que des initiatives naissent au jour le jour. C’est le cas de l'usine de Ngoulemakong, dans le Sud, mise en service en janvier 2024 avec une capacité journalière de 20 tonnes. Elle est la première d'une série de huit usines en cours d’implé mentation à travers le pays, notamment à Banguem, Dibombari, Lobo, Batchenga, Mvangan, etc. C’est pour accélérer la politique d'import-substitution qu’en février dernier,...
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