« Le numérique n'a pas encore véritablement pris corps »
- Par Frédérique OMGBA
- 06 Nov 2026 11:07
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Harouna Nyandji Mgbatou, sous-préfet de Yaoundé Ier.
La Journée mondiale sans papier est observée au jourd’hui. Peut-on imaginer chez nous une administration qui fonctionne sans docu ments physiques ? Cette opération est très difficile. Dans notre contexte, le numé rique n'a pas encore véritable ment pris corps. Et nous, à la sous-préfecture de Yaoundé 1er, nous sommes une admi nistration de proximité, pour ne pas dire une administration lo cale, et nous avons des popu lations qui vivent encore en mi lieu rural et qui n'ont pas encore la culture du numérique. Donc, le papier apparaît incontourna ble dans notre contexte. Des expériences d'ailleurs montrent que l'usage d'un instrument comme l'e-mail peut utilement suppléer les correspondances administra tives classiques. Cette option peut-elle fonctionner dans un environnement comme le nôtre ? Il faut quand même relever que la curiosité du numérique se développe à grands pas dans notre environnement. Tout le monde a plus ou moins un té léphone, malgré les conditions difficiles, et en dépit des ca prices liées à la connexion, les gens s'intéressent au numé rique. Mais les gens n'ont pas encore la culture de l’e-mail. La communication à travers l'email n'est pas encore notre quotidien. Il faut déjà relever que la sous- préfecture, par exemple, n'a pas une adresse e-mail. Les gens préfèrent encore les documents physiques. Donc, on n'a pas en core cette culture. Peut-être faudrait-il commencer par ces préalables. L'initiative devrait peut-être venir de l'administra tion centrale, parce qu'au nom de la déconcentration, il est dif ficile de prendre ce genre d'ini tiative, mais si la sous-préfecture avait déjà une adresse e-mail, les usagers commenceraient à s'y habituer. Mais pour l'instant, ça ne fait pas encore partie des habitudes de nos usagers. Quels préalables doivent remplir les administrations publiques et privées came rounaises avant de prétendre se passer du papier ? Il faut certainement, comme c'est le cas dans beaucoup d'au tres administrations aujourd'hui, un portail numérique (une adresse e-mail, une adresse Fa cebook), une adresse à partir de laquelle la sous-préfecture peut recev...
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