TICAD VI: cap sur les infrastructures

C’est l’une des résolutions prises à l’issue de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique tenue les 27 et 28 août à Nairobi au Kenya.

10 000 délégués. Une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains atour du Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, les représentants de la Banque mondiale, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Commission de l’Union africaine, co-organisateurs de la TICAD. Conférence placée sous la coordination du président en exercice de l’Union africaine, Idriss Deby Itno. Pour sa première tenue en terre africaine depuis sa mise sur pied, on y attendait des engagements forts pour le développement de l'Afrique. La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD VI), un concept du Japon lancé depuis 23 ans,  a en effet fixé un nouveau cap dans la coopération entre ce pays et l'Afrique : le développement des infrastructures. Ainsi, « le Japon s'est positionné en première ligne et va apporter à l'Afrique dans les trois ans à venir un soutien d'environ 10 milliards de dollars, pour accroître ses infrastructures ». L'annonce est du Premier ministre, Shinzo Abe.
Dans sa vision pour une « Afrique de qualité, résiliente et stable », le Premier ministre Abe pense que l'édification s'adossera sur les infrastructures, la ressource humaine et la méthode « Kaizen ». Cela passe par la création de nouvelles sources d'énergies, les systèmes de transport. Car, « pour développer les ressources et améliorer les échanges dans l'ensemble de l'Afrique, la construction des routes et des ports est nécessaire », plaide Shinzo Abe. Le Japon promet donc que  les capacités de production d'électricité vont augmenter de 2000 mégawatts. Il faillait pour cela faire recours à de nouvelles méthodes comme la géothermie, qui devrait permettre de satisfaire les besoins de trois millions de foyers d'ici 2022. 
À cette « Afrique résiliente », qui ne doit pas se laisser fragiliser par le terrorisme ou  par  les maladies comme Ebola, le président du Groupe de la Banque mondiale lui rappelle qu'elle aura le quart de la population mondiale en 2050, soit 2,4 milliards d'âmes. Pour cela, « elle a besoin de beaucoup de services et d'investissements. Et aujourd'hui plus qu'hier, le rôle du secteur privé est crucial », reconnaît Jim Yong Kim.  
 

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