Gestion des frontières: Une priorité du gouvernement

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a présenté les initiatives menées par les pouvoirs publics, hier lors de la célébration de la Journée africaine.

Face à la montée de la criminalité transfrontalière dont le terrorisme est l’expression la plus violente, le Cameroun a mal à ses frontières. Les crises sociopolitiques internes dans les pays voisins viennent amplifier le défi de sécurisation de ces espaces. La célébration, pour la première fois par notre pays, de la Journée africaine des frontières hier à Yaoundé, a donné l’occasion au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD), René Emmanuel Sadi, de présenter la politique nationale mise sur pied dans ce domaine. Le thème de cette célébration est : « La frontière, espace intégré de développement ».

Dans son discours de circonstance, René Emmanuel Sadi a indiqué que la politique de gestions des frontières internationales du Cameroun, telle que définie par le chef de l’Etat, vise deux choses : « la préservation de la paix avec les pays voisins et le développement des zones frontalières ». Dans cette dynamique, la délimitation et la démarcation des frontières, près de 4 591 km, restent une priorité entre le Cameroun et ses voisins. C’est ainsi que des instances de suivi et de coordination ont vu le jour, à l’instar du Comité des experts chargé du suivi des travaux d’abornement des frontières des quatre pays limitrophes du Lac Tchad. Ceci pour atteindre l’objectif du parachèvement du processus fixé en 2022 par l’Union africaine (UA). Par ailleurs, la sécurisation des frontières et la coopération transfrontalière sont d’autres axes d’action du gouvernement. Pour le deuxième aspect, le Cameroun se déploie dans « la promotion d’une interaction positive pour donner à nos frontières une nouvelle vocation. Non plus celle d’un mur qui sépare des peuples, mais plutôt d’une plateforme où s’érigent des passerelles de collaboration », a rappelé le MINATD. L’idéal étant de rapprocher les peuples et de semer entre eux les germes d’unité, de paix et de solidarité. C’est sur ce socle que repose la mise en valeur des zones frontalières, à travers des investissements socio-économiques, pour leur désenclavement.

L’initiative de l’UA, rendue à sa 7e édition, invite, comme l’a rappelé le représentant-résident de cette institution au Cameroun, Jean Gérard Mezui m’Ella, à donner un sens nouveau aux frontières entre nos pays et nos peuples respectifs. A ce titre, le président de la Commission de l’UA en appelle à la mobilisation et l’implication des jeunes dans la prévention des conflits et la préservation de la paix aux frontières.

 

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