Normes sur l’électrotechnique: l’Afrique au petit trot

Des responsables de la Commission électrotechnique internationale (IEC) en tournée de sensibilisation ont achevé leur visite de travail mercredi à Yaoundé.

C’est connu, le développement est tributaire de l’électricité et partant, de l’utilisation des batteries, ampoules, émetteurs, postes de commandement, radios, ordinateurs, téléphones, etc. D’ailleurs, « le commerce de l’électrotechnique représente actuellement 12% du commerce mondial et se positionne comme étant le plus grand secteur économique, après les matières premières ». Une affirmation de François Ahoti, directeur régional de la Commission électrotechnique internationale pour l’Afrique (IEC-AFRC). Il explique, par ailleurs, que « sans normes de production, d’installation et d’utilisation, tous ces appareils peuvent être particulièrement énergivores et nocifs à la santé humaine et à l’environnement. Hélas, en matière de normes sur l’électrotechnique, l’Afrique est largement à la traîne ». D’où la création et l’inauguration en novembre 2015 à Nairobi au Kenya, de l’IEC pour l’Afrique, dernier-né et quatrième centre du genre dans le monde. En visite de travail dans la sous-région CEMAC, la délégation de l’IEC-AFRC a séjourné au Cameroun du 5 au 7 septembre dernier, question d’apprécier les activités du comité national d’électrotechnique (CNE), lui présenter les siennes et échanger sur d’éventuels cadre de partenariats.
L’on retient de cette visite que le CNE du Cameroun, adossé à l’Agence des normes et de la qualité (ANOR), existe depuis quatre ans et travaille régulièrement, malgré ses moyens financiers très limités. Sa mission étant de vulgariser les normes sur l’électrotechnique, mais aussi de sensibiliser les pouvoirs publics, les entreprises, les prestataires de service et même les consommateurs sur l’existence de ces normes et leur application. Tout en saluant les petits pas du pays, François Ahoti invite le CNE à recourir davantage à l’IEC. « Il faut aller vers les entreprises pour savoir de quelles normes elles ont besoin en priorité. La commission internationale peut mettre gratuitement 200 normes à votre disposition et libre à vous de les adopter ou de les adapter à votre contexte », a expliqué le directeur régional. Une façon de faire qu’il recommande d’ailleurs, afin de réduire les coûts de production des normes et d’être en conformité avec le marché international. Encore qu’un appareil produit suivant les normes reconnues mondialement est plus sûre et inspire plus confiance sur le marché international.
 

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