Régiment d’artillerie sol-air d’Edéa: Le bouclier anti-aérien

L’unité spéciale de soutien aux troupes participe à la protection du ciel sur l’ensemble du territoire national grâce à un matériel de pointe.

Sous un soleil de plomb à Edéa les 5 et 6 mai 2026, le 21e Régiment d’artillerie sol-air (RASA) a ouvert ses portes aux hommes de média pour une immersion de deux jours au sein d’une unité d’élite de l’armée de terre contribuant à « protéger le ciel ». Entre exercices tactiques, simulateurs de pointe et briefing de haute intensité, le RASA, unité opérationnelle de soutien aux troupes, a dévoilé les rouages de sa mission stratégique. En mode action, le premier jour, mardi 5 mai, débute par un rassemblement en « U » autour du capitaine Junior Ntuikie, commandant de la 213e batterie de tir. Les hommes, vêtus de leurs treillis, gilets et casques, écoutent religieusement l’ordre d’opération. Comme l'explique le colonel Wilson Epie Ngome, commandant du 21e Régiment d’artillerie sol-air, ce briefing est crucial pour que chaque soldat connaisse parfaitement sa mission et la menace du moment avant tout déploiement. Sur le terrain le lendemain 6 mai, la manoeuvre de « mise en batterie » s’exécute avec une discipline de fer. L'objectif est clair pour cet exercice : protéger des sites stratégiques dans la zone de la Sanaga-Maritime. Un radar à 360°, monté sur châssis, balaie l’horizon. Dès qu’un aéronef hostile est détecté, le radar procède à la poursuite et transmet les données aux canons de 35 mm, capables d’atteindre une cible jusqu’à 4 000 mètres. Le coeur technologique du régiment se trouve dans ses ateliers de maintenance, dirigés par l’adjudant Grégoire Nganya Hapi. On y découvre une sallelaboratoire divisée en secteurs d’instruction et de dépannage. L’adjudantchef Houssaini Amadou, chef section et instructeur, présente avec fierté le simulateur radar, un outil de pointe qui permet de former les opérateurs dans des environnements complexes sans les risques liés aux opérations réelles. « C’est économique, il suffit d’une source d’énergie pour entraîner plusieurs opérateurs à la fois », souligne- t-il. Juste à côté, le sergent Paul Fernand Ambassa supervise le simulateur de canon 35 mm type PG99. Ici, les jeunes recrues s'exercent sur tr...

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