A la source du mal

La non-maîtrise des procédures, la négligence, la pression sociale, ou encore la violation volontaire des règles peuvent expliquer pourquoi le problème persiste.

Une observation qui en dit long sur l’ampleur du problème. Beaucoup d’ordonnateurs travaillent sans avoir la moindre connaissance des règles de gestion qui régissent les structures dont ils ont la charge. Ils se mettent alors à prendre des décisions contraires à la loi et qui les exposent à des fautes de gestion. Et c’est un phénomène récurrent. C’est ce qu’a exppliqué le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), Mbah Rose Epse Fomundam, le 12 juin dernier. C’était à l’occasion d’une formation organisée par ses Services à Bamenda à l’intention des délégués régionaux des administrations publiques du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. L’ignorance de quelques-uns, du fait de la nonmaîtrise des procédures, est donc l’une des causes de la persistance des fautes de gestion, même si cela ne les exonère pas. Les formations souvent organisées par les Services du Consupe visent par conséquent à régler ce problème. A côté de l’ignorance se trouve aussi la négligence, fait observer, pour le déplorer, un inspecteur d’Etat à la retraite. Certains gestionnaires, administrateurs et agents publics dotés du pouvoir de signature brillent parfois par un manque de rigueur qui se caractérise souvent par des malfaçons très évitables. Notamment, le non-respect des règles comptables et financières. Et lorsqu’ils se rendent compte de leur erreur, certains, en essayant de la corriger, vont jusqu’à la tenue d’une comptabilité fictive. Le manque de rigueur se présente sous la forme d’un non-respect du dispositif interne de contrôle. Dans la gestion quotidienne aussi, certains fon...

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