Enfants drépanocytaires: Un cri du coeur entendu par le CERAC
- Par Marie Christine
- 19 Jun 2026 06:13
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A l’occasion de la 18e Journée mondiale, le Cercle des Amis du Cameroun, au nom de la présidente fondatrice, Chantal Biya, a remis des dons de médicaments, vaccins et vivres hier à l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé.
Silence total à l’esplanade de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY). Tous les regards sont braqués sur le jeune Prince Styve Happi. Du haut de son 1,10 m, le garçon de14 ans s’avance vers la tribune. Drépanocytaire, il prend la parole au nom des 90 enfants suivis ici. Avec assurance. Devant les dames du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) venues remettre des dons à l’occasion de la 18e Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, il commence par des remerciements. Puis il ouvre son coeur. « La nuit, je me réveille parfois en hurlant à cause des douleurs brutales. C’est comme si l’on frappait mes os avec un marteau... Parfois, les douleurs se compliquent et je respire difficilement. À ces moments-là, le monde semble s’arrêter », confie-til, la voix posée mais chargée d’émotion. Des nuits brisées, des hospitalisations à répétition, des absences à l’école, des transfusions régulières. Le quotidien de ces enfants ressemble à un combat. Mais il ne les empêche pas de rêver. Comme l’a scandé la petite Adam Esther, autre malade dans son poème : « Je suis un enfant comme les autres, avec des rêves et rempli d’espoir ». Portant la voix de ses camarades, le jeune Happi a listé leurs attentes à l’endroit de la première dame, Chantal Biya et des autres membres du CERAC : rendre gratuits tous les médicaments et vaccins, créer un espace de jeu et académique rien que pour eux à l’hôpital, et rendre les hospitalisations entièrement gratuites. Un appel entendu. Conduite par le Dr Grace Dion Ngute, Coordinatrice générale et représentante personnelle de la présidente fondatrice, la délégation du CERAC a remis d’importantes quantités de matériel médical et consommables (acide folique, amoxicilline, vaccins antityphoïdiques monodose...) Mais aussi des denrées alimentaires et produits d’entretien (sacs de riz, cartons de savon, de sardines, d’huile, d’eau de Javel). Un geste de solidarité qui vise à redonner le sourire aux enfants, mais surtout à alléger le poids financier qui écrase les parents. Les chiffres rappelés par le Dr Dion Ngute ont permis à l’assistance de prendre conscience de l’ampleur du mal : 7% de la population mondiale porte le trait drépanocytaire. En 2021, 7,74 millions de personnes vivaient avec la maladie, dont 515 000 nouveau-nés. L’Afrique subsaharienne concentre près de 80% des cas. La drépanocytose a causé 81 100 décès dans le monde la même année, « mais le nombre réel serait 11 fois plus élevé, car les systèmes d’enregistrement sous-estiment son impact », a-t-elle alerté. Dépister avant de s&...
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