Traite des personnes et trafic des migrants: La politique nationale en discussion

Une concertation gouvernement-société civile réunit depuis hier à Yaoundé les parties engagées dans ce processus.

L a traite des personnes et le trafic des migrants restent une réalité au Cameroun. 161 cas de traite des personnes et 50 si­ gnalements des cas de trafic ont été rapportés dans les ser­ vices sociaux en 2025. Ni le gouvernement, ni les acteurs de la société civile, n’entendent garder les bras croisés. Une soixantaine de personnes échangent depuis hier à Yaoundé pour élaborer des so­ lutions. En ouvrant les travaux, le ministre des Affaires sociales (Minas), Pauline Irène Nguéné, a souhaité des échanges francs pour briser le silence et améliorer la prise en charge des victimes. Selon elle, une batterie d’initiatives sont déjà prises dans le pays. Entre au­ tres, la création d’un comité interministériel, la création d’une plateforme de concer­ tation et d’échanges gouver­ nement/société civile, l’accueil et l’organisation de la prise en charge des migrants dès l’arrivée dans les aéroports, ainsi que la mise en place d’un site d’accueil temporaire depuis 2022. Plus de 1000 migrants y ont été hébergés et sécurisés depuis lors. Une soixantaine de jugements et de condam­ nations également rendus. Pourtant, il faut encore « faire face à l’insuffisance des struc­ tures d’encadrement et d’ac­ cueil et renforcer les capacités des acteurs de la chaîne dans tous ces domaines », a-t-elle dit. De ce point de vue, l’Or­ ganisation internationale pour les migrations (OIM) se bouge. Abdel Rahmane Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun, a rappelé les formes diversi­ fiées de traite et de trafic qui existent aujourd’hui. Les faux recrutements à l’étranger, les promesses d’emploi, les ar­ naques diverses, les agences de voyage et les arnaques en ligne constituent les moyens privil&eac...

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