Migration de la main-d’œuvre: Stop à la fuite des cerveaux
- Par Sonia OMBOUDOU
- 29 Sep 2026 17:28
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Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a présidé hier à Yaoundé, une concertation consacrée au dialogue stratégique national sur la gouvernance de la mobilité des compétences.
1,3 million de postes à pourvoir par an en Italie. Plus de 500 000 immigrants ciblés au Canada. Sept millions de postes non pourvus en Allemagne. Dans les pays du Golfe, à l’horizon 2030, des politiques particulières sont mises en place pour attirer de nou veaux travailleurs migrants. Le Nord manque de bras. Le Sud, surtout le Cameroun, a des talents. C’est par ce décalage que s’est ouvert hier à Yaoundé l’atelier conjoint ministère du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) et Organisation internatio nale pour les Migrations (OIM). L’ob jectif affiché par Yaoundé est de transformer la pression migratoire mondiale en levier de développe ment. « La mobilité internationale de la main-d’œuvre est devenue un enjeu économique mondial, avec une demande démographique vieillis sante et des sollicitations à travers le monde. La demande de main- d’œuvre est donc mondiale, elle est structurelle et elle est durable. À cet effet, le Cameroun, qui dispose d’un capital humain important, doit se positionner autrement », a déclaré Grégoire Owona. Se positionner autrement, avec un capital humain de qualité, c’est tout l’enjeu de la Politique nationale de migration de la main-d’œuvre. Conçue en partenariat avec l’Union africaine, et mise en œuvre par le Mintss, cette stratégie doit désormais fran chir un cap. Pour le chef de mission de l’OIM au Cameroun, Abdel Rah mane Diop, l’heure n’est plus aux études mais à l’action : le document doit passer à la décision. L’occasion pour lui de dévoiler le profil réel des candidats à la migration, suite à une enquête menée auprès de 2054 personnes. « Contrairement à l’idée reçue d’une migration de désespoir, les candidats sont qualifiés, déjà ac tifs et participent à l’économie na tionale. 85% sont diplômés du su périeur, 73% sont salariés, 88% ont entre 20 et 39 ans, et 44% sont des femmes. Le capital humain se féminise. Cette politique devra in tégrer cette dimension genre, sous peine d...
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