Cameron Business Forum: Tapis rouge aux entreprises
- Par Jocelyne NDOUYOU
- 23 Oct 2026 07:46
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La 12e session de la plateforme de dialogue public-privé ouverte à Douala hier par le Premier ministre, chef du gouvernement, avec en ligne de mire des réformes concrètes pour améliorer le climat des affaires.
L e Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute a présidé hier à Douala, la cérémonie d’ouverture de la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), un mécanisme de dia- logue public-privé. Une édition sym- bolique qui intervient exactement sept ans après la dernière, tenue à Yaoundé le 22 octobre 2019. C’est donc pleins d’espoir que les mou- vements patronaux, les regroupe- ments professionnels, les chambres consulaires, les partenaires tech- niques et financiers se sont retrou- vés avec le gouvernement, large- ment représenté, pour reprendre pu- bliquement ce dialogue dont l’ob- jectif ultime est l’amélioration du climat des affaires au Cameroun. Et pour coller à l’actualité dominée par la mise en œuvre d’un marché com- mun africain pour lequel le pays doit être prêt, le thème central des échanges de deux jours est : « ZLE- CAf et transformation productive : quelles réformes pour faire du Ca- meroun un pôle industriel et com- mercial majeur en Afrique ? ». Pour le Premier ministre, l’enjeu est si important que le Cameroun en a très tôt pris la mesure, en signant notamment l’accord de mise en œu- vre de la Zone de libre-échange continentale africaine dès mars 2018, puis en le ratifiant l’année d’après ; avant de se doter d’une stratégie nationale de mise en œuvre en 2020 pour 15 ans, adossée au Plan national d’industrialisation. « Mais un accord, si ambitieux soit-il, ne crée pas à lui seul la prospérité. Ce sont nos entreprises, par leur compétitivité, qui transforment ces opportunités en richesses et en em- plois. Encore faut-il qu’elles en aient les moyens », a souligné Joseph Dion Ngute. Il est donc question, au-delà des échanges fructueux et participatifs organisés lors des pré- cédents CBF, de dégager des idées fortes, susceptibles d’être suivies d’actes immédiats et palpables pour permettre aux opérateurs écono- miques de bénéficier de véritables conditions de production. Comme l’a souligné Célestin Ta- wamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (GE- CAM), si « nous ne sommes pas prêts à exporter, les autres seront prêts à nous vendre chez nous ce qu’ils produisent chez eux. » De l’avis de Christophe Eken, président de la Chambre de commerce, d’in- dustrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA), une enquête menée par cette structure a permis de constater que « 66 % des entreprises interro- gées signalent la hausse des prix de leurs fournisseurs ; 63,5 % évo- quent le poids de la fiscalité ; 45 % le coût élevé de l’énergie ; 40,0 % celui des principaux intrants importés ; et enfin 33,5 % les difficultés liées au recouvrement des créances. » Des contraintes qui affectent direc- tement les coûts de production et la capacité des entreprises à soutenir la concurrence. Pour y faire face, il est suggéré de favoriser une meil- leure disponibilité des routes en bon état et d’électricité de qualité, un accès facile à la terre et à des fi- nanceme...
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